Sauver des chats errants: facile à dire!

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Christiane Joseph avec le petit chat tigré qu'elle... (photo Maxime Sauvage)

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Christiane Joseph avec le petit chat tigré qu'elle a recueilli.

photo Maxime Sauvage

Chantal Vallée

Chantal Vallée
La Voix de l'Est

(Saint-Joachim-de-Shefford) Christiane Joseph adore les chats. Ces félins doivent le sentir.

En revenant du boulot, le 19 juin dernier, la résidante de Saint-Joachim-de-Shefford a découvert un petit chat tigré très mal en point couché dans son entrée. «Je n'avais jamais vu un chat si petit. Il avait de la difficulté à se lever sur ses pattes. Je me suis dit: si je le laisse là, dans deux jours, il est mort. Il était dans un état tellement pitoyable!» dit-elle.

N'écoutant que son grand coeur, elle l'a traité aux petits oignons pour qu'il prenne du mieux. Elle lui a même cuisiné des hauts de cuisse de poulet juste pour lui. Mais il était impensable pour elle de le garder puisqu'elle possède déjà deux chats, un acheté à l'animalerie, un recueilli chez elle dans des conditions semblables, en mars dernier, à une différence près: le chaton était opéré et dégriffé aux quatre pattes. Comment aurait-il pu survivre à l'extérieur sans griffes? s'est-elle demandé. «Je ne pouvais pas le laisser dehors», témoigne-t-elle.

Lorsque son dernier petit protégé s'est rétabli, elle a entrepris des démarches pour lui trouver un foyer. C'est à ce moment que ça s'est corsé. En téléphonant à l'hôtel de ville de Saint-Joachim-de-Shefford, elle a appris que la municipalité, comme beaucoup d'autres d'ailleurs, a une entente avec la SPA des Cantons-de-l'Est pour récupérer les chiens, mais qu'il n'y a rien en ce qui concerne les chats.

Elle a fait des appels dans les refuges de la région pour apprendre qu'ils offrent le service de pension, mais qu'il n'y a pas de places pour des chats errants.

Mme Joseph découvre par la suite qu'elle pourrait faire appel à la SPA des Cantons-de-l'Est pour que celle-ci récupère le chaton. Un service qu'elle devrait payer de sa poche 45 $ plus taxes, dans une semaine ou deux, parce qu'il n'y a pas de places présentement. Une nouvelle qui l'a jetée par terre. «Ça n'a pas d'allure! Je fais quoi avec les chats quand ils arrivent chez moi? Je ne peux pas payer pour tous les chats errants. On les laisse à eux-mêmes? Pauvres petites bêtes!», déplore la dame qui habite en campagne.

Tous les détails dans notre édition de samedi

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