Deuxième mandat en Haïti pour Jocelyn Desrochers

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Le lieutenant Jocelyn Desrochers aux côtés de Jocelyne... (photo Alain Dion)

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Le lieutenant Jocelyn Desrochers aux côtés de Jocelyne Robert, la responsable de la collecte de fonds «Haïti 2012», et d'Hugo Lizotte, agent de liaison et porte-parole de la Sûreté du Québec en Estrie.

photo Alain Dion

 

Maxime Sauvage
La Voix de l'Est

(Granby) Presque à mi-parcours de sa deuxième mission en sol haïtien, le lieutenant Jocelyn Desrochers, directeur du poste de la SQ en Haute-Yamaska, était de passage à Granby pour deux semaines de repos bien méritées d'une mission qui l'a mené du nord au sud du pays le plus pauvre des Amériques. Il se dit heureux de sa nouvelle affection au sein de la MINUSTAH.

Initialement basé à Port-de-Paix, le policier s'est acquitté de la standardisation du processus de certification des membres de la police nationale haïtienne avant d'être muté au JMAC, le service de renseignement de la MINUSTAH qui veille au bon fonctionnement de plusieurs types d'enquêtes. À l'analyse des crimes spéciaux, Jocelyn Desrochers est responsable des dossiers d'enlèvements. Il souligne d'ailleurs l'importance du problème, citant l'année 2011 comme une «petite» année avec 156 dossiers par rapport aux quelque 500 cas annuels avant le séisme de 2010.

Le défi est d'autant plus grand en Haïti qu'il n'y existe aucune base de données informatique qui pourrait lui permettre de faire de précieux liens entre les dossiers. Le lieutenant Desrochers estime que 80% des cas d'enlèvement sont des demandes de rançon, ce qui reflète la piètre situation économique du pays.

Orphelins

Cette dernière a également une incidence sur le nombre d'orphelins et d'enfants abandonnés, qui a explosé après la catastrophe de 2010. Seulement dans le petit quartier de Croix-des-Bouquets, près de son bureau à Port-au-Prince, le lieutenant Desrochers dénombre 20 orphelinats qui ne sont pris en charge par aucune ONG.

Souhaitant répéter l'expérience de 2007, alors qu'il avait amassé des fonds pour un orphelinat, le Granbyen a été mis en contact avec Doris, la responsable d'un établissement accueillant une cinquantaine d'enfants de tous âges.

Ému dès sa première visite, Jocelyn Desrochers a trouvé en l'orphelinat de La Main Divine un nouveau défi. «Les manques sont importants au niveau de la nourriture et des médicaments», note-t-il.

Tous les détails dans notre édition de mardi

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