En adoptant cet avis de motion, le conseil municipal décide d'augmenter sa marge de manoeuvre pour le paiement comptant de différents projets, soutient le maire Richard Goulet. Un comité comprenant cinq conseillers, le directeur des finances de la Ville, Jean-Pierre Renaud, et le directeur général, Michel Pinault, a été formé à cet effet afin de discuter de la gestion des surplus.
Mais la mesure ne plaît pas au conseiller municipal du district 7, Pascal Bonin, qui préférerait voir une partie de cette somme affectée à la dette de Granby qui s'élève à 87 M$.
«Je propose d'affecter un million au fonds de roulement de la Ville et de mettre les deux autres millions sur le paiement de la dette», dit M. Bonin, qui justifie sa position sur des recherches qu'il a effectuées sur les villes de Québec et Sherbrooke, notamment.
«Aucune des villes ne se base sur le ratio entre richesse foncière et dette, mais plutôt sur le ratio entre la dette et les revenus de la Ville», avance le conseiller. «Actuellement, notre dette se situe à 87 M$ et les revenus sont à 85 M$. En mettant 2 M$ sur la dette, nous aurions atteint le ratio de 100% entre dette et revenu, ratio recherché par des villes comme Québec et Sherbrooke. C'est le niveau raisonnable que ces villes considèrent. C'est aussi important de payer notre dette», insiste-t-il.
Ses collègues Michel Mailhot, du district 10, et Pierre Breton, du district 3, ne sont pas du même avis. D'ailleurs, les deux ont démontré un certain agacement face à la position de leur collègue.
«Certaines villes tentent d'arriver à ce ratio, mais c'est loin d'être la réalité. Je trouve un peu déplorable que vous interveniez en ce sens avant que le comité ait terminé ses travaux. J'apprécierais que vous attendiez que le comité termine ses travaux», lui a répliqué Michel Mailhot, avant que Pierre Breton n'y aille d'un commentaire abondant dans le même sens.
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