Détail important: le directeur des finances de la Ville, Jean-Pierre Renaud, a précisé hier qu'étant donné que la vente des terres Miner a été enregistrée, elle doit être comptabilisée, même s'il n'y a eu aucun paiement. C'est pourquoi elle apparaît dans les résultats financiers annuels. «Ça devient un compte à recevoir», a-t-il expliqué, lors de la présentation du rapport devant une salle du conseil quasi déserte.
«Ce sont des résultats assez extraordinaires. Il y a encore une progression fulgurante de la Ville dans ses revenus», a pour sa part commenté le maire, Richard Goulet.
Alors que le budget prévoyait des revenus de 76,1 millions$, ils se sont plutôt établis à 90,9 millions$. L'écart de 14,8 millions$ s'explique notamment par la vente des terres Miner, mais également par la hausse des revenus de taxes foncières (1,6 million$), des subventions de fonctionnement (1 million$) et des droits de mutation et amendes (1,7 million$).
Selon Richard Goulet, le surplus d'exercice aurait pu être encore plus important, si l'administration municipale n'avait pas payé comptant la somme de 5,8 millions$ liée aux changements du régime de retraite des employés de la Ville qui, dorénavant, assumeront le déficit actuariel de la caisse de retraite.
La dette
L'endettement total net à long terme de la Ville, au 31 décembre 2011, était de 71,9 millions$. À la fin de l'année 2012, il devrait atteindre 87,1 millions$, selon le rapport financier.
Des chiffres qui n'inquiètent toutefois pas le maire Goulet. «Je n'ai jamais été inquiet. Et on s'en va vers un cycle où la dette va se maintenir», dit-il.
Au 31 décembre 2012, la dette devrait représenter 1,6 % de la richesse foncière uniformisée de la Ville, alors que la moyenne au Québec est de 2,4 %, précise Jean-Pierre Renaud.
Au 1er juin 2012, le surplus non affecté de la Ville s'est établi à 3,7 millions$.
Des projets
En 2011, ce sont pas moins de 111 projets qui ont été gérés totalisant une valeur de 108,7 millions$. Dans le lot, les projets réalisés ont entraîné des investissements de 51,4 millions$. Parmi les principaux: le renouvellement des conduites d'infrastructures dans le secteur St-Urbain (5,6 millions$), l'agrandissement du poste de police et de la caserne d'incendie (4 millions$), l'aménagement d'un pavillon et d'un terrain d'exercice au golf Miner (2,3 millions$) ainsi que l'aménagement des terrains de baseball et d'un stationnement au centre Louis-Choinière (2,2 millions$).
«Environ 48 % des investissements ont été réalisés dans les infrastructures. Habituellement, ça tourne plus autour de 60 %. Mais c'est parce que nous avons eu des projets majeurs en bâtiments en 2011, comme la caserne de pompiers et le poste de police, l'aréna, le Centre d'interprétation de la nature du lac Boivin, de même que l'achat de l'incubateur industriel», souligne Jean-Pierre Renaud.
Le maire Richard Goulet a par ailleurs tenu à manifester son appréciation du travail du directeur des finances et celui du directeur général de la Ville, Michel Pinault, dans la gestion de l'appareil municipal. «On parle des surplus, mais jamais de la façon dont c'est administré», fait-il valoir.
Le rapport financier complet pourra être consulté sur le site internet de la Ville à compter d'aujourd'hui.