Des services du CLSC à Bromont

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Les services qui seront offerts à ce point de service seront déterminés en fonction des besoins exprimés par la population de Bromont.

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Chantal Vallée

Chantal Vallée
La Voix de l'Est

(Bromont) Un point de service du CLSC de la Haute-Yamaska ouvrira à Bromont en début d'automne, dans l'édifice en construction près du IGA, à l'angle des rues Shefford et du boulevard Bromont dans lequel il y aura aussi une pharmacie et une clinique médicale. La décision prise par le CSSS de la Haute-Yamaska ne réjouit toutefois pas la mairesse de Bromont Pauline Quinlan.

La Ville de Bromont tout comme la MRC Brome-Missisquoi ont adopté des résolutions ces dernières années réclamant que Bromont soit desservie par le CSSS Pommeraie. Une demande rejetée récemment par le conseil d'administration de l'Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie, qui a opté pour le statu quo. Le CSSS de la Haute-Yamaska continuera de desservir Bromont, a-t-il statué.

Si les gens de Bromont déploraient de devoir se déplacer à Granby pour recevoir certains services, l'arrivée d'un point de service dans leur municipalité ne réglera pas tout, selon la mairesse Pauline Quinlan, qui dit parler au nom des citoyens de la municipalité.

Les médecins de Bromont travaillent à l'hôpital Brome-Missisquoi-Perkins, un établissement qui fait partie du CSSS La Pommeraie. Après avoir accouché ou subi une chirurgie à l'hôpital BMP, des citoyens déplorent que les dossiers doivent être transférés au CLSC de Granby, qui offre les services à domicile.

Faire partie de la MRC Brome-Missisquoi sans être desservi par La Pommeraie cause aussi certains problèmes, soutient la mairesse. Lorsque des initiatives touchant l'alimentation et l'activité physique chez les jeunes sont financées par la MRC Brome-Missisquoi, la Ville de Bromont n'y a pas droit, même si elle paie sa cote part à la MRC.

Les jeunes qui fréquentent l'école d'Adamsville reçoivent des services de santé par l'un ou l'autre des centres de santé selon qu'ils proviennent de Bromont - c'est alors le CSSS de la Haute-Yamaska -, ou de Brigham et d'East Farnham, deux localités desservies par le CSSS La Pommeraie. «C'est illogique», dit-elle.

Pas de vaccination

Pour Mme Quinlan, c'est aussi une question de sentiment d'appartenance de la population au CSSS La Pommeraie, puisque 80 % des Bromontois utilisent les services de l'hôpital BMP, fait-elle valoir.

Pauline Quinlan a appris la nouvelle, il y a quelques semaines, non pas du centre de santé de la Haute-Yamaska, mais de la propriétaire de l'immeuble en construction. «J'aurais apprécié pouvoir en discuter avec eux - les responsables du CSSS de la Haute-Yamaska - avant», souligne-t-elle.

Mme Quinlan rappelle que lors de la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1), les Bromontois sont allés se faire vacciner à Cowansville. L'hiver dernier, c'est à la suite d'une proposition de La Pommeraie d'offrir des cliniques de vaccination antigrippale à Bromont que le CSSS de la Haute-Yamaska a décidé d'offrir le service dans la municipalité, indique-t-elle.

«La situation a toujours été centralisée (à Granby ou Waterloo dans la Haute-Yamaska). C'est une philosophie différente», estime-t-elle.

«C'est sûr que d'avoir des services sur place, c'est très avantageux», note-t-elle. Elle précise toutefois que c'est le cas depuis longtemps dans Brome-Missisquoi, où le CSSS La Pommeraie a des points de services à Farnham, Bedford, Sutton et Lac-Brome, des municipalités qui sont pour la plupart moins populeuses que Bromont.

Le point de service du CLSC à Bromont ne clôt pas le sujet selon Mme Quinlan. «Je pense que les citoyens vont encore se poser des questions, se demander pourquoi une fois que j'ai mis mon bébé au monde à BMP, il faut transférer le dossier au CLSC de la Haute-Yamaska pour les soins à domicile», dit-elle.

«Ces dossiers-là prennent souvent du temps. On va faire la démonstration que ce serait normal de recevoir les services de La Pommeraie. Je ne parle pas en mon nom personnel, j'ai eu des demandes des citoyens», indique-t-elle.

Depuis longtemps

Si la nouvelle de l'implantation d'un point de service du CLSC de la Haute-Yamaska à Bromont a surpris, le directeur général du CSSS de la Haute-Yamaska, Yves Fortin, explique que c'était un de ses projets lorsqu'il est entré en poste à Granby, il y a quelques années. Un projet qui a été repoussé à cause de la situation financière de l'établissement.

Le fait que l'Agence ait statué que le centre de santé continuerait de desservir Bromont a pesé dans la balance. Yves Fortin est ravi de cette décision. «On en est bien fiers. J'ai la conviction que le secteur de Bromont est très bien desservi», estime-t-il.

Le CSSS de la Haute-Yamaska a eu une opportunité aussi. Il ne sera pas propriétaire des locaux. Mais grâce à l'implication des fondations Horace-Boivin et Bergeron-Jetté, qui paieront le loyer, il sera possible d'offrir des services sans devoir investir des sommes considérables en fournissant aussi un lieu au personnel qui offre déjà des services à Bromont.

Il est possible qu'un service de prélèvements sanguins soit offert au point de service de Bromont, tout comme des consultations psychosociales, des cliniques de vaccination et des cours prénataux «en fonction des besoins de la clientèle», précise Yves Fortin.

Les services qui seront offerts à ce point de service seront déterminés en fonction des besoins exprimés par la population de Bromont, a indiqué le directeur général du CSSS de la Haute-Yamaska.

Yves Fortin esquive les aspects politiques de la question qui divise depuis des années les deux territoires. «Pour nous, ce qui est important, c'est la clientèle. On se donne un outil pour favoriser une meilleure accessibilité. On pense que la population va être heureuse de ça», conclut-il.

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