Le dossier doit se poursuivre ce matin au palais de justice alors qu'un juge entendra les représentations de la Ville, qui souhaite obtenir une prolongation de l'injonction, a expliqué le directeur général Michel Pinault.
Rencontré hier avant-midi aux commandes d'une rétrocaveuse, Philippe Lussier a indiqué se conformer au jugement de la Cour supérieure qui stipule qu'il doit cesser d'utiliser une bande de terrain située à l'extrême est de son terrain, près de la rue Lemieux. «Je suis en train de défaire les sites de camping», a-t-il répété à quelques reprises. «C'est dommage. Mais ils m'ont poussé à bout», a-t-il ajouté en haussant les épaules. «Notre interprétation, c'est qu'il déboise», dit pour sa part Michel Pinault.
Le torchon brûle entre la Ville et le Camping depuis près de10 ans. Depuis, en fait, que Granby a adopté un nouveau règlement de zonage, avec des usages conditionnels, pour officialiser le statut commercial du camping tout en créant autour de lui une zone tampon résidentielle.
En 2009, la Cour supérieure a reconnu les droits acquis de Camping Granby, mais seulement sur une partie du terrain. Les propriétaires du camping cinq étoiles ont été sommés de cesser d'utiliser une bande de66 mètres. Mais ils en ont appelé de cette décision. La Cour d'appel a cependant confirmé l'an dernier le jugement de la Cour supérieure, et la Cour suprême a refusé de revoir le dossier.
Goutte
La semaine dernière, le conseil municipal a résolu de faire appliquer le jugement initial et de mandater un arpenteur-géomètre pour délimiter de façon précise la partie visée. Lundi, les élus ont adopté une nouvelle résolution pour empêcher M. Lussier de déboiser, tel qu'il en avait manifesté l'intention à son avocat, selon le directeur général de la Ville, Michel Pinault.
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