Au moment où les élèves et les cinq professeurs organisateurs gravissaient la montée menant à la ligne d'arrivée en face du collège, samedi matin, le directeur de l'établissement, Claude Lacroix, ne pouvait cacher son bonheur de voir ses jeunes et ses professeurs courir les derniers mètres. «On ne ramasse pas d'argent. On le fait simplement pour se lancer un défi et ensuite le relever. Et je suis très fier de voir les élèves le relever ainsi. J'ai des frissons à les regarder.»
Dès les petites heures du matin vendredi, tout le groupe embarquait dans un autobus en direction de la Vieille-Capitale. Une fois rendus au pied du pont de Québec, tous ont enfilé leurs souliers de course pour un retour hors du commun.
Par groupe de quelques personnes à la fois, les coureurs se sont relayés sur des distances d'environ quatre à sept kilomètres. Pendant les courtes périodes de repos, les participants se sont contentés d'un sommeil léger assis à bord de l'autobus qui les suivait.
Pour le dépassement de soi
C'est la troisième année que Céline Paradis, professeure d'éducation physique au collège, et quatre autres collègues organisent cette course. Pour la première édition, tout le groupe avait franchi la distance séparant les villes de Sherbrooke et Granby. Depuis l'année dernière, c'est de Québec que cette course un peu folle, qui s'adresse aux élèves de secondaire trois, quatre et cinq, se met en branle. Pour les étudiants des niveaux un et deux, une course similaire entre Granby et Waterloo est organisée au début du mois de mai.
«On va chercher une masse d'élèves en éducation physique qui n'aiment pas nécessairement les tests de course en d'éducation physique», dit Mme Paradis. «C'est fantastique d'avoir des jeunes qui s'entraînent avec nous deux soirs par semaine dans les rues de Granby. On sent que l'on sème une graine. Ils ont été extraordinaires», exprime-t-elle.
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