Audriane, 26 semaines, 590 grammes et «une battante»

Un spectacle-bénéfice de lutte aura lieu le samedi... (photo Janick Marois)

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Un spectacle-bénéfice de lutte aura lieu le samedi 16 juin prochain au profit de la petite Audriane Boucher, née très prématurément. On aperçoit la petite chouette sur les genoux de son papa Dany Boucher, en compagnie de son frère Samuel, 3 ans, et de sa maman Joanie Boivin.

photo Janick Marois

Chantal Vallée

Chantal Vallée
La Voix de l'Est

(Granby) Quand elle est née, Audriane était si petite qu'on aurait pu la tenir dans une main. Elle pesait un peu plus d'une livre, 590 grammes. Au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, on ne savait pas si elle survivrait, on ignorait quelles seraient les séquelles qu'elle pourrait garder à cause de sa naissance prématurée.

Un peu plus d'un an plus tard, la petite chouette au sourire ravageur et aux yeux expressifs impressionne. Bien sûr, elle reçoit toujours de l'oxygène, elle a un retard de développement et est nourrie par gavage, mais... «C'est une battante», retient Dany Boucher, son papa.

Depuis sa naissance précipitée, le 11 mars 2011, elle est passée tellement près de la mort pendant sa première année de vie, qu'elle a passée à l'hôpital, que ses parents apprécient de la voir se développer, leur sourire ou tenter de tout prendre avec ses petites mains, de toucher le visage de son frère, d'explorer le monde, quoi.

Ses parents ne sont pas prêts d'oublier les jours qui ont précédé sa naissance. Sa maman, Joanie Boivin, avait consulté un médecin pour des douleurs qui étaient devenues assez importantes pour la garder éveillée la nuit quand elle a appris qu'elle souffrait de pré-éclampsie et qu'elle a été conduite en ambulance au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke. Comme la vie de la mère et celle de l'enfant étaient en danger, une césarienne a été pratiquée d'urgence à un peu plus de 26 semaines de grossesse.

Au lieu de se préparer au bonheur de voir naître leur deuxième enfant - qu'il espérait -, le couple est entré dans une espèce de cauchemar.

«On nous disait que notre petite avait 70 % de chances de survivre et 30 à 40 % de chances d'avoir des séquelles sévères comme la paralysie cérébrale ou des handicaps physiques graves», relate la mère.

Tous les détails dans notre édition de samedi

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