Selon ce que La Voix de l'Est a appris, ce n'est qu'une minorité de résidants, dont les maisons sont considérées comme dangereuses, qui devront quitter et qui seront vraisemblablement dédommagés. Si plusieurs personnes sont soulagées d'apprendre qu'elles ne seront pas expulsées, elles n'ont pas fini de s'interroger sur toute cette histoire.
«Au mois de février, on n'avait plus le droit de rester ici, aujourd'hui on a le droit. On joue avec nos nerfs. Tout le tracas qu'on s'est fait pendant l'hiver! Beaucoup de gens se demandent: ils l'ont pris où la loi qui leur permet de nous garder? Je suis fâchée. On nous a fait vivre un stress énorme pendant des mois. On ne sait plus quoi penser. J'ai hâte qu'on nous laisse tranquilles», lance une résidante qui préfère ne pas être identifiée.
Une femme, qui avait questionné le maire à plusieurs reprises au sujet de l'éviction des résidants, pense que la Ville et les propriétaires du camping ont changé d'avis à cause des millions de dollars qu'il aurait fallu verser en dédommagement. «Ils ont tout évalué puis ils se sont sans doute aperçus que ça coûterait trop cher d'envoyer tout le monde en dehors du camping. C'est meilleur marché et plus sage de cibler seulement les résidences qui ne sont pas sécuritaires», croit-elle.
La dame estime toutefois que la Ville aurait pu être plus directe au lieu de faire planer cette menace sur tout le monde. «Ça aurait été beaucoup plus facile de faire le ménage sans mettre tout le monde à terre. Je ne me voyais pas perdre ma maison avec tout ce que j'ai investi ici. Je ne me voyais pas partir avec mes valises.»
Une autre résidante du Tropicana estime que les personnes visées par la menace d'éviction devraient obtenir une compensation pour tous leurs soucis. «Il y en a qui ont fait une dépression, des gens dont la santé a été hypothéquée à cause du stress qu'on nous a fait subir», fait-elle valoir.
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