Les premiers appels ont été faits au 911 vers 18h40, samedi soir. Au total, la centrale en a reçu cinq ou six en rapport avec l'incendie du 1287, 11e rang. «Une fois arrivés, les pompiers ont rapidement constaté un embrasement général», indique Sylvain Laplante, directeur du service des incendies de Saint-Valérien-de-Milton.
En effet, dès leur arrivée, les sapeurs de Saint-Valérien ont sonné une deuxième puis une troisième alarme devant l'ampleur de la tâche qui les attendait. Leurs collègues d'Upton et de Roxton Falls se sont ainsi joints à eux. Les pompiers d'Acton Vale ont été appelés en renfort peu de temps après, et ceux de Saint-Dominique sont venus prêter main-forte plus tard en soirée.
Au total, plus de 30 pompiers ont essayé tant bien que mal de combattre le feu qui s'est déclaré dans une remise collée sur l'arrière de la maison. «Nous sommes toujours à la recherche de la cause. Mais nous pensons que c'est électrique», mentionne Sylvain Laplante.
«C'est arrivé alors que nous étions en train de manger. Le feu a semblé prendre dans la remise. C'est difficile de voir ça brûler. En plus, nous avions des meubles des enfants dans la remise», a laissé tomber Marc Lizotte, le locataire de la maison, en regardant ses biens partir en fumée. «J'aime mieux que ça arrive maintenant que dans la nuit. Au moins, tout le monde a pu sortir», se console-t-il.
Le coup est dur pour ce couple, qui hébergeait un oncle à la santé fragile. Le trio, qui se retrouve à la rue, a été pris en charge par la Croix-Rouge.
La conjointe de M. Lizotte, Marie-Claude Courchesne, peinait elle aussi à regarder le bien triste spectacle qui s'offrait à elle. «Je suis vraiment défaite en ce moment. Mes six petits-enfants sont toujours ici avec nous. Pour ajouter à tout ça, je venais tout juste de me remeubler», se désole la dame. Le couple était assuré.
Un voisin, qui n'a pas voulu s'identifier, regardait lui aussi la demeure de ses amis s'en aller en fumée. «C'est tellement dommage pour eux. C'est triste. Je ne peux avoir de meilleurs voisins qu'eux», a-t-il commenté.
Difficilement contrôlable
Si les pompiers ont reçu un premier appel aux environs de 18h40, ce n'est que vers 23 heures qu'ils ont pris la décision de démolir le bâtiment pour venir à bout de l'incendie. Plus de cinq heures de travail n'auront donc pas suffi à éteindre le feu, qui s'est rapidement propagé dans les murs et surtout dans l'entretoit.
C'est d'ailleurs cette partie qui a causé le plus de problèmes aux sapeurs. Le feu qui s'y promenait a ralenti leur intervention, les obligeant à éteindre les flammes par le côté de la maison.
«Ces vieilles maisons sont difficiles à travailler pour plusieurs raisons. On appelle ça un bâtiment hybride. Elles ont été rénovées plusieurs fois. Parfois, elles ont des doubles toits, comme c'est le cas pour cette demeure, et les matériaux qui servent à l'isolation sont plus dangereux», explique Sylvain Laplante.
Année difficile à Saint-Valérien
L'incendie de samedi soir est le troisième à survenir sur le 11e rang en l'espace de deux mois. D'abord, le 1er avril dernier, une ferme porcine avait été la proie des flammes. L'incendie d'origine électrique a tué les quelque 900 truies qui se trouvaient à l'intérieur. Le bâtiment a été une perte totale.
Quelques semaines plus tard, c'était au tour d'une maison unifamiliale de deux étages de subir le même sort, toujours sur le 11e rang. Encore une fois, l'incendie était de nature électrique.
La petite municipalité de 1800 habitants vit une année plutôt difficile à cet effet. Depuis janvier, outre les incendies précédemment mentionnés, l'usine Olymel, deux immeubles de quatre logements et un poulailler ont nécessité l'intervention des pompiers de la région.
«C'est une année très occupée à venir jusqu'à maintenant. Plus de 200 pompiers sont venus nous donner un coup de main jusqu'à présent. On espère que ça va se calmer», souhaite Sylvain Laplante.
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