C'était la quatrième manifestation qui s'est déroulée dans la ville depuis le mois d'avril. Des gens de tous âges se sont réunis dans une ambiance des plus festives. «Le gouvernement ne fait absolument rien pour faire avancer les choses, proteste Mélodie Tremblay, 28 ans, qui en est à sa deuxième participation. Il est de mauvaise foi.» Pour sa part, Amélie Guillette est motivée par le désir de trouver une solution à ce qu'elle appelle «une crise sociale». Même la petite Kyara Tétreault, 8 ans, suivait le groupe en tapant sur un chaudron. «C'est ma première fois et j'aime ça», a confié timidement la fillette.
Carrés rouges, slogans et pancartes ne manquaient pas. On pouvait, entre autres, y lire: «S'il est vrai que les gouvernements veulent sortir les gens de la merde, il faudrait d'abord commencer par arrêter d'agir comme des trous du cul», «À vendre: liberté» et «À vendre: l'avenir du Québec». Les slogans scandés visaient aussi le premier ministre du Québec. Ils étaient pour la plupart composés de jurons.
Contacté à peine quelques heures avant le rassemblement, l'instigateur du mouvement à Granby, Tristan Rivard, avait pour objectif de rassembler pas moins de 700 personnes. «La semaine dernière, on n'était pas loin de ça, alors je suis confiant», avait affirmé l'étudiant au cégep de Granby Haute-Yamaska. Rappelons que quelque 500 personnes avaient aussi pris part à la manifestation du 24 mai.
Approuvé par le service de police de la ville de Granby, l'itinéraire choisi, d'environ 20 kilomètres, était divisé en deux trajets. Une confusion concernant l'heure de départ était l'origine de ce choix. Ainsi, le cortège est parti à 19h15 des Galeries pour se diriger vers le boulevard Leclerc. Les marcheurs ont ensuite emprunté les rues Chapleau, Langlois, Desjardins Nord, Fontaine, Bouchard et Bérard avant de prendre la rue Cabana jusqu'à Évangéline pour retourner au centre commercial, à 20h05. N'étant pas choisi au hasard, ce parcours avait la forme d'un doigt d'honneur adressé au gouvernement provincial.
Et ce n'est pas fini
Est ensuite venu le moment de procéder à différents votes concernant l'heure, le jour et la fréquence des prochaines revendications. Les citoyens présents se sont prononcés: des rassemblements auront lieu tous les mardis et jeudis dès 19h30. «Il y a des gens qui ont écrit sur la page Facebook de l'événement pour dire qu'ils trouvaient dommage de ne pas pouvoir participer parce qu'ils travaillent le jeudi soir», explique M. Rivard.
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