La morelle noire de l'Est redoutée des agriculteurs

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Christian Champigny, de la Ferme Champy, a lu sur la morelle noire de l'Est et les conséquences que cette mauvaise herbe peut avoir sur la culture du soya.

photo Maxime Sauvage, archives La Voix de l'Est

Chantal Vallée

Chantal Vallée
La Voix de l'Est

(Granby) Trois des six espèces de plantes résistantes à différents herbicides identifiées au fil des ans au Québec sont présentes en Montérégie, une réalité qui risque de compliquer passablement la vie de certains agriculteurs. À Upton, la présence de la morelle noire de l'Est a été confirmée en 2011 et 2012 alors que la petite herbe à poux, dont le pollen cause le rhume des foins, est présente à Saint-Valérien-de-Milton.

Le phénomène de ces mauvaises herbes résistantes aux herbicides les plus utilisés est présentement en croissance partout à travers le monde - plus de 320 espèces ont été identifiées sur la planète. La situation est la même dans le domaine de la lutte contre les insectes nuisibles et les maladies.

Si on soupçonne depuis un bon moment déjà que le Québec est aussi touché, des tests effectués en laboratoire, l'hiver dernier par l'équipe de François Tardif, professeur au département de phytologie de l'Université de Guelph, en Ontario, l'ont prouvé.

La morelle noire de l'Est a pris de l'expansion avec les cultures de soya qui sont devenues de plus en plus populaires au fil des ans, explique Danielle Bernier, agronome et malherbologiste au ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ).

Lorsque la morelle noire de l'Est est résistante aux herbicides du groupe deux, les plus populaires, ça réduit le choix de produits que le producteur pourra utiliser, indique-t-elle. «Ça pourrait aussi le forcer à utiliser des mélanges, ce qui augmenterait les coûts», fait-elle également valoir.

«Quand il reste des morelles lors de la récolte du soya destiné à l'alimentation humaine et à l'exportation, ça tache le grain, ce qui déclasse le soya qui n'est plus considéré de bonne qualité, dit-elle. En plus d'obtenir des prix plus bas, les producteurs doivent composer avec l'augmentation des coûts du désherbage. Lorsque des grains sont tachés, c'est des pertes de revenus pour les producteurs.»

Tous les détails dans notre édition de jeudi

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