Tout est à recommencer

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Le directeur général du CSSS La Pommeraie, Bruno Petrucci.

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Chantal Vallée

Chantal Vallée
La Voix de l'Est

(Cowansville) Le CSSS La Pommeraie retourne à la case départ pour faire le choix du terrain qui accueillera éventuellement les maisons d'hébergement de Cowansville. Le conseil d'administration du centre de santé a pris cette décision après que la Société immobilière du Québec ait refait l'étude qui avait mené, il y a deux ans, à la sélection d'un terrain de la rue Pierre-Laporte près de l'hôpital Brome-Missisquoi-Perkins. L'analyse de la SIQ a mené à une conclusion différente: le terrain qu'elle a retenu n'est pas le même que celui qui avait été préféré par l'ancien conseil d'administration du CSSS La Pommeraie.

Au lieu de jeter leur dévolu sur le terrain retenu par la Société immobilière, les membres du C.A. actuel ont décidé de recommencer tout le processus, indique en entrevue téléphonique le directeur général du CSSS La Pommeraie, Bruno Petrucci.

«On est en 2012, ça fait deux ans (que ces terrains ont été sélectionnés). Est-ce qu'il y a de nouvelles offres aujourd'hui, d'autres terrains disponibles, de meilleures opportunités? L'important, c'est de prendre la meilleure décision dans le meilleur intérêt du projet», indique-t-il, faisant écho à la décision du conseil d'administration.

Les experts de la SIQ ont refait l'étude en utilisant «leurs propres méthodes d'évaluation», qui est différente de celle qui a été employée il y a deux ans pour choisir le terrain, explique-t-il. Ce n'est donc pas étonnant que ses conclusions aient été différentes.

«On n'est pas surpris que leurs conclusions soient différentes des nôtres. Ils ont utilisé leurs propres méthodes d'évaluation. Ce sont des experts, leur méthode est très rigoureuse, on ne la questionne pas», fait valoir le DG.

Ce qui étonne davantage M. Petrucci, c'est que la Société immobilière du Québec ait tout refait l'analyse au lieu de simplement revoir celle qui avait été confiée par le CSSS à Petrone Architectes et au Groupe Teknika.

«Pourquoi ils ont refait l'évaluation alors qu'ils avaient le mandat de revoir le processus?», questionne-t-il. «On considère que même si leur étude est bien faite, il y a peut-être des terrains qui étaient examinés qui ne sont plus disponibles aujourd'hui», fait-il valoir. «Ce n'est pas parce que le terrain - retenu par la SIQ - ne nous convient pas», précise-t-il.

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