«On a travaillé fort au cours de l'hiver, mais, honnêtement, je pense qu'on travaille encore plus fort présentement, a raconté Andréanne A. Malette, hier midi à Varennes, à côté de Longueuil, à la suite de la répétition à laquelle La Voix de l'Est et quelques médias avaient été conviés. C'est pas compliqué, on travaille 12 heures par jour tous les jours depuis plus de trois semaines.»
Le metteur en scène Jean Lamoureux et le directeur vocal Gregory Charles ont beau miser sur le talent des académiciens, il n'en reste pas moins que rien ne sera épargné pour en mettre plein la vue à ceux qui assisteront à un des 30 shows de la tournée, qui débutera au Centre Bell dans une semaine. De gros éclairages, des effets spéciaux à la tonne et de la pyrotechnie sont ainsi au menu du spectacle.
«Jean Lamoureux et Gregory Charles sont exigeants et ils ne nous lâchent pas, a repris Andréanne. Mais ils connaissent leur affaire et on les écoute. Gregory veut que ce soit le meilleur de tous les shows de Star Académie et c'est devenu l'objectif de tout le monde ici.»
Selon ce qu'on a vu hier, les académiciens vont chanter en groupe plus que jamais.
«On est une belle gang, il y a une belle symbiose entre nous et Jean et Gregory veulent jouer là-dessus», a encore dit la Granbyenne, qui était en belle forme.
Mais Andréanne aura néanmoins ses moments à elle, juste à elle, à l'intérieur du spectacle. Elle va chanter Alors on danse, de Stromae, I Lost My Baby, de Leloup, ainsi que sa composition L'autre rive. Puis, il y aura «une belle surprise», pour reprendre son expression. Ça lui tentait de nous le dire, ça lui tentait beaucoup à part ça, mais elle a réussi à tenir sa langue. Zut!
Comptez aussi sur Andréanne pour être très présente lors des numéros de danse.
«Ce show-là, c'est un gros carré de sable qui nous est offert. Y' a pas un artiste qui ne rêve pas de jouer sur une grande scène comme celle-là, avec de gros éclairages comme ceux-là et tout le reste...»
Tout de même, elle est moins stressée en pensant au show qu'elle ne l'était avant les galas du dimanche.
«Le spectacle, c'est un numéro après l'autre et, si ça fonctionne moins bien à un moment donné, tu peux te reprendre cinq minutes plus tard. Pendant les galas, principalement quand on était mis en danger, il n'y avait pas de deuxième chance, c'était toujours Do or die. Devant deux millions de personnes en plus!»
Avec six représentations au Centre Bell, autant à la Salle Maurice-O'Bready de Sherbrooke, cinq au Colisée Pepsi de Québec, quatre à Chicoutimi, deux à Rimouski ainsi que six au Nouveau-Brunswick et une à Ottawa, les académiciens vont tout de même jouer devant plus de 100 000 personnes. On a d'ailleurs profité de l'événement d'hier pour remettre à la bande un billet platine pour les 100 000 billets vendus jusqu'ici.
Et plus tard, en juin, on va annoncer que les académiciens vont faire quelques festivals. En attendant la confirmation officielle, on vous répète que Star Ac va s'arrêter à Musique en Vue en juillet.
L'après
Clairement, Andréanne A. Malette a un fun noir avec les 13 autres académiciens. Elle s'amuse tellement, en fait, qu'elle redoute un brin «l'après», lorsque tout le monde va repartir de son côté.
«Ça fait quasiment six mois qu'on passe tout notre temps ensemble et on ne se tape pas encore sur les nerfs! , a-t-elle lancé. Après nos longues journées, y' a toujours quelqu'un qui propose qu'on se réunisse à telle place et tout le monde y va, car on a encore le goût de tripper ensemble. Oui, j'ai peur que ce soit dur après.»
Puisqu'elle est «séquestrée» dans la grande ville et autour depuis plus de trois semaines, Andréanne a demandé des nouvelles de Granby. Elle en voulait même à l'auteur de ces lignes de ne pas avoir amené une copie de La Voix de l'Est afin qu'elle sache ce qui se passe chez elle!
«Je te le dis, on n'arrête pas deux minutes. Mais c'est l'expérience d'une vie, il faut profiter de chaque moment. Je veux faire carrière, mais je sais bien que je ne revivrai probablement jamais de telles émotions.»
On verra bien qu'on lui a dit.