En réponse à nos questions, M. Paradis a dit qu'il n'y avait pas de vote hier. «En général, je suis bien informé», devait-il préciser.
Le député de Brome-Missisquoi a qualifié de «grosse perte» la démission de l'ex-ministre de l'Éducation, Line Beauchamp. «C'est une grande dame», a-t-il dit parlant de sa collègue.
Pierre Paradis estime qu'il faut faire appliquer les injonctions et prendre les mesures prévues par la loi envers les gens masqués, les «quasi-terroristes» qui perturbent la paix sociale.
Il précise que les deux tiers des étudiants, 60% évalue-t-il, termineront leur année scolaire sans problème. Il souhaite toutefois que les étudiants qui souhaitent retourner à l'école, et qui ne peuvent le faire actuellement, puissent terminer leur session «par les moyens les plus pacifiques possible».
«Pendant mes années d'étude, j'ai fait la grève trois ans de temps», a rappelé le député Paradis aux étudiants venus l'interpeller à son bureau de comté. Ce qui ne l'a pas empêché de terminer ses sessions à temps pour reprendre ses jobs d'été, devait-il préciser.
Quelques heures avant l'annonce faite en soirée par Jean Charest, l'ex-ministre du Travail disait ignorer si une loi spéciale permettrait aux étudiants de retourner à l'école, pacifiquement.
«Le boycott étudiant, c'est du jamais vu. Est-ce qu'une loi spéciale est applicable dans ce cas-là? Je ne le sais pas», questionnait-il.
«Mais le problème n'est pas seulement étudiant, ajoutait-il. Il découle d'un problème social plus large. Si ça avait été fait (la hausse des frais de scolarité) dans la première année d'un premier mandat, alors que tu es en lune de miel (avec les électeurs) , après l'avoir dit en campagne électorale, ça ne se poserait pas de la même façon. C'est beaucoup plus difficile de faire une réforme sociale dans un deuxième ou un troisième mandat si justifiée soit-elle», précise-t-il.
Cela dit, M. Paradis rappelle que l'ex-ministre Beauchamp a toujours eu le souci de préserver l'accessibilité aux études supérieures, en faisant des aménagements au régime de prêts et bourses.
«Investir dans l'éducation, c'est le plus bel investissement qu'une société peut faire», dit-il.
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