Le maire Richard Goulet victime d'intimidation

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«Je trouve ça un peu triste que les gens s'expriment de cette façon-là», a laissé tomber le maire de Granby,Richard Goulet.

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Marie-France Létourneau

Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Le maire de Granby, Richard Goulet, estime avoir été victime d'intimidation à quatre reprises depuis environ un an. Le dernier événement - des dommages matériels à sa voiture - s'accompagne d'une facture de 900$; facture qui a fait l'objet hier soir d'une réclamation à l'occasion d'une séance extraordinaire du conseil municipal.

«Je trouve ça un peu triste que les gens s'expriment de cette façon-là», a laissé tomber le maire. Ce dernier aurait préféré passer les événements sous silence, mais les rayures réalisées sur deux portières de son véhicule, un Hyundai Veracruz, l'incitent à faire une réclamation à la Ville.

Une résolution a été adoptée par l'ensemble du conseil pour autoriser le remboursement des frais, tel que le prévoit un règlement de la Ville en cas de vandalisme.

Les premiers gestes à l'encontre du maire ont été posés dans la cour de sa résidence, il y a environ un an. «En partant un matin et je me suis rendu compte que quelqu'un avait mis une bordure de béton derrière mon auto», explique-t-il. L'incident, rapporté au directeur du service de police, Marco Beauregard, n'a cependant eu aucune conséquence.

Quelques mois plus tard, ce sont des «clous à bardeaux avec des grosses têtes» que le maire a retrouvés sur le sol, à l'arrière des pneus de son véhicule, encore une fois alors qu'il était garé chez lui. Il y avait aussi quelques clous à l'arrière de la voiture de sa conjointe, dit-il.

Le mois dernier, alors qu'il se rendait à l'hôtel de ville, Richard Goulet a reçu un appel du directeur général de la Ville, Michel Pinault, pour l'aviser de ne pas se garer à la place qui lui est habituellement allouée: des clous à bardeaux avaient une fois de plus été répandus sur l'asphalte. Les employés municipaux ont tout nettoyé.

Dirigés

Il y a environ trois semaines, le maire a remarqué, en quittant son domicile, des rayures, qui ne sont toutefois pas très profondes, sur la peinture de deux portières de sa voiture. M. Goulet avoue ne pas savoir exactement à quel moment, ni à quel endroit elles peuvent avoir été réalisées. Mais pour lui, il est clair que cet incident est lié aux précédents. Un rapport de police a été rédigé. Il en coûtera 920$ pour réparer les dommages.

«S'il y avait juste eu les égratignures, je n'aurais rien dit. Mais ça fait beaucoup de choses concomitantes. C'est un paquet d'événements qui nous amènent à penser que c'est dirigé contre le maire. Le ou les personnes qui ont fait ça avaient l'intention de causer des dommages», déplore Richard Goulet.

Bien qu'il n'ait aucune preuve de ce qu'il avance, le maire croit que ces gestes pourraient être liés à un événement en particulier. Mais il préfère garder pour lui la nature de l'événement en question.

Même si les incidents se sont multipliés, M. Goulet dit ne pas craindre pour sa sécurité. «Je trouve ça quand même spécial. Mon épouse n'aime pas ça», dit-il. Il sait toutefois que les policiers veillent au grain. «Je pense qu'il n'y a pas un policier à Granby qui ne sait pas où j'habite», lance-t-il.

Il a été impossible hier d'obtenir les commentaires du service de police.

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