«On a vraiment souffert au début de l'été, mais ça s'est replacé par la suite. De mai à juillet, on était à -25 % dans nos ventes, mais on a fait environ du +10 % pour le reste de l'année grâce à tout le monde qui est venu faire des rénovations en ville. Ça a compensé au total de l'année», souligne le propriétaire du Marché Richelieu, Pierre Trottier.
«On parle de 4 millions de chiffre d'affaires et à mille dollars près, on a terminé égal à celui qu'on avait enregistré l'année d'auparavant. Honnêtement, je ne m'attendais pas à un tel regain», a-t-il ajouté.
Même constat du côté du resto-bar, le Samuel, situé tout juste en face du lac Champlain. «Notre terrasse qui était complètement inondée a été fermée pendant une longue période, mais aussitôt que l'eau est partie, les choses ont vite redécollé. On a aussi droit à un bon début de saison cette année», a confié une employée de l'établissement, Sophie Comeau.
Tout comme le maire Landry, M. Trottier se réjouit de voir que les affaires ont repris comme avant à Venise-en-Québec. Mais plus encore que sa ville semble avoir trouvé un second souffle après s'être relevée d'une des pires catastrophes naturelles ayant frappé le Québec au cours des cent dernières années.
«Je partage son optimisme, même si c'est sûr qu'il y a des gens qui ont été plus marqués que d'autres. Toutefois, il y a un renouveau économique qui se prépare à Venise avec les projets résidentiels qui s'en viennent. Et le prolongement éventuel de l'autoroute 35 (qui traverse Saint-Jean-sur-Richelieu) jusqu'à la frontière américaine ne nuira certainement pas», note M. Trottier.
Sa conjointe, Jacinthe Tourchot, croit elle aussi que les événements ont contribué à mettre Venise-en-Québec sur la carte pour bon nombre de Québécois. «Les inondations ont été tellement médiatisées! Ça a fait parler beaucoup les gens et ça a mené beaucoup de personnes à découvrir notre ville», dit-elle.
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