Depuis le début de la grève, l'étudiante en sciences humaines profil politique a participé à environ une quarantaine de manifestations, principalement à Montréal.
En compagnie d'étudiants du collège qu'elle fréquente, elle s'est rendue en autobus à la manifestation organisée à Victoriaville. À leur arrivée, la manifestation avait déjà été déclarée illégale. «Mais personne ne le savait, dit-elle. Personne sur le camp, autour de l'hôtel, ne le savait. Tant que ce n'est pas annoncé, les gens pensent que c'est correct.»
La jeune femme affirme que si les manifestants avaient été avertis, ils auraient été moins nombreux à y prendre part. «Personnellement, je me serais retirée. Je suis là pour manifester, pas pour me faire arrêter ou recevoir des amendes», dit-elle.
Marie-Ève Normandin raconte que des gaz lacrymogènes avaient déjà été lancés. «J'ai avancé et j'ai vu que ça brassait vraiment beaucoup, plus qu'à l'habitude, décrit-elle. C'était assez impressionnant. Je pense qu'il y avait pratiquement un policier pour deux ou trois manifestants.»
«La police nous a demandé de reculer et les gens l'ont fait. Au début, la police a lancé beaucoup de bombes sans avertir et ça a fâché les manifestants. Et les manifestants ont commencé à lancer des objets, des roches, des bâtons de bois, tout ce qui se trouvait à terre», enchaîne-t-elle.
L'étudiante s'est rendue à l'avant pour aider des manifestants qui avaient reçu du gaz au visage. Elle a été brûlée au moment où des bombes ont été lancées et que l'une d'elles a atteint son pied, raconte-t-elle.
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