Démolition décriée de l'ancienne École Marie-Rivier

France Lambert et Ghislaine Delisle, du Comité pour... (photo Alain Dion)

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France Lambert et Ghislaine Delisle, du Comité pour la protection du patrimoine, s'élèvent contre la destruction de l'ancienne école Marie-Rivier. «C'est un bâtiment historique, l'une des deux plus anciennes écoles françaises (de Cowansville)», dit Mme Lambert.

photo Alain Dion

Pascal Faucher

Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Cowansville) Une église évangélique baptiste évincée. Des élèves déplacés. Une citoyenne outrée. La démolition annoncée d'une vieille école, rue John, fait réagir à Cowansville.

La commission scolaire du Val-des-Cerfs est décidée à raser l'ancien établissement Marie-Rivier, bâti en 1921, afin d'agrandir la cour de récréation de l'école voisine, Sainte-Thérèse. Elle a résolu, cette semaine, d'en demander officiellement la permission au ministère de l'Éducation.

Des classes d'élèves en difficulté de l'école Le Relais ont toujours lieu à l'étage du bâtiment de briques de près de 375 mètres carrés, tandis que l'Église Le Phare loue le rez-de-chaussée pour ses activités. Selon Val-des-Cerfs, le coût des rénovations nécessaires surpasse la valeur de l'édifice.

«La décision est prise, indique Jean Perrault, porte-parole de la commission scolaire. On gère de l'argent public, on ne mettra pas d'argent dans de la brique pas bonne.» Le Phare a déposé deux offres d'achat avoisinant les 100 000$, en 2005 et 2011, des propositions jugées «insuffisantes» par Val-des-Cerfs.

La Ville n'en veut pas

La commission scolaire a aussi proposé à Cowansville d'acheter le bâtiment, mais l'offre a été déclinée. «La Ville nous l'a dit, ça n'a pas une valeur patrimoniale, dit M. Perrault. Mais ça peut avoir une valeur sentimentale pour certaines personnes.»

Le maire Arthur Fauteux se dit sceptique de pouvoir sauver la maison de la démolition. L'ancienne école, a-t-il dit lors de l'assemblée du conseil, mardi soir, est dans un piètre état et a besoin d'importants travaux de rénovation. Pas question que la Ville achète la maison ou participe financièrement à sa restauration, a-t-il indiqué.

Avec la collaboration de Michel Laliberté

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