Une manifestation tombe à l'eau à Granby

Tristan Rivard et Alexandra Duchesne, deux membres du... (photo Alain Dion)

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Tristan Rivard et Alexandra Duchesne, deux membres du Comité d'Action en Faveur de l'Éducation Accessible de Granby (CAFEAG).

photo Alain Dion

Maxime Massé

Maxime Massé
La Voix de l'Est

(Granby) Une manifestation contre la hausse des droits de scolarité devant se terminer devant le siège social de Desjardins a dû être annulée, hier à Granby, faute d'une mobilisation suffisante de la part des étudiants. Loin de démontrer un manque d'engouement des jeunes Granbyens pour le mouvement étudiant, Tristan Rivard, l'un des organisateurs de la marche, affirme que c'est plutôt un problème de communication qui a fait en sorte que l'événement n'a pas eu lieu.

Organisé par le Comité d'Action en faveur de l'Éducation accessible de Granby (CAFEAG), l'événement devait d'abord débuter à 11h30 avec un pique-nique sur le terrain de l'église Notre-Dame. Dans un geste symbolique, les gens réunis étaient ensuite censés marcher jusqu'au Carrefour de coopération de la caisse populaire Desjardins de Granby afin de dénoncer l'endettement grandissant des étudiants. «Il y a eu une mauvaise communication. On s'était dit que s'il pleuvait pas mal avant le pique-nique, ça allait être annulé. Comme de fait, il pleuvait ce matin (hier) alors la personne qui s'occupait de la mobilisation pensait que l'événement était annulé (ce qui n'était pas le cas). Au pique-nique, il y avait peu de gens et on comptait rassembler les personnes sur place pour faire notre action symbolique à 13h30, donc effectivement il nous a manqué de gens», explique Tristan Rivard, étudiant en sciences humaines au cégep de Granby.

«Le but principal était de se réunir tout ensemble pour manifester notre désaccord envers la hausse des frais de scolarité. C'était un événement de plus pour cette cause-là qui nous tient vraiment à coeur. Ça ne dérange pas que ce soit annulé. Ce n'est que partie remise», souligne Alexandra Duchesne, un autre membre du CAFEAG.

«On va se reprendre, ajoute Tristan Rivard. Là, la session finit bientôt. On est assez occupés ces temps-ci avec les examens, mais comme pour le pique-nique, j'imagine qu'on va le réitérer prochainement.»

Et même si contrairement à plusieurs autres cégeps de la province, les étudiants de Granby se sont prononcés contre la grève, celui-ci croit qu'ils seront nombreux à répondre à l'appel, le moment venu. «Si on regarde le nombre de gens qui se sont déplacés pour la manifestation du 9 avril, je ne crois pas qu'on puisse parler d'un manque d'engouement. Et puis, 46 % pour la grève, c'est pratiquement 50/50, alors c'est quand même environ la moitié qui s'oppose à la hausse des frais de scolarité», plaide celui qui milite pour l'instauration de la gratuité scolaire.

«Les gens pensent que c'est une utopie, mais ce ne l'est vraiment pas. Si on créait 10 paliers d'imposition, ce serait 1,2 milliard de plus en recettes à l'État, ce qui serait suffisant pour assurer la gratuité scolaire», conclut Tristan Rivard.

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