Cellulaire et textos au volant : une offensive policière menée cette semaine

Les corps policiers de l'Estrie s'unissent pour contrer... (photo Alain Dion)

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Les corps policiers de l'Estrie s'unissent pour contrer le phénomène du cellulaire au volant. Les agents seront d'abord en mode préventif puis en mode répressif auprès des automobilistes cette semaine.

photo Alain Dion

Karine Blanchard

Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) L'utilisation du cellulaire et les textos au volant peuvent vous valoir une contravention. Pire encore, le conducteur fautif court davantage de risques d'être impliqué dans un accident. Le programme Hybride, qui regroupe entre autres les corps policiers en Estrie, mène cette semaine une série d'opérations pour contrer ce problème.

«Le but d'un regroupement commun est d'avoir un seul message à diffuser en Estrie», explique Guy Rousseau, porte-parole du service de police de Granby. C'est dans cette optique que les services de police de Granby, Bromont, Sherbrooke, Memphrémagog, la Sûreté du Québec, la Société de l'assurance automobile du Québec, Transports Québec et Contrôle Routier se sont regroupés.

Depuis plus de quatre ans, soit le 1er avril 2008, l'utilisation du cellulaire au volant sans un dispositif mains libres est interdite au Québec. Un conducteur en infraction écopera d'une contravention de 115$ et trois points d'inaptitude.

«Il y a quelque chose de plus grave qui se rattache au cellulaire au volant: c'est la possibilité d'être impliqué dans un accident. Et c'est ce qu'on veut faire valoir aux automobilistes», a indiqué l'agent Rousseau, hier, lors d'un point de presse organisé en face de l'hôpital de Granby.

Une étude réalisée au Québec a démontré qu'un conducteur qui utilise son cellulaire ou texte au volant a près de 40% plus de risques d'être impliqué dans une collision. «On sait que ça change une vie pour très longtemps d'être impliqué dans un accident», enchaîne M. Rousseau.

«Les conducteurs de véhicules lourds ou commerciaux n'échappent pas à cette problématique, a quant à lui indiqué Benoit Labonté, de Contrôle Routier. Le conducteur d'un semi-remorque de 50 tonnes qui parle au cellulaire aura un temps de réaction plus long si quelqu'un surgit devant lui.»

Tous les détails dans notre édition de mardi

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