La dizaine de maisons visées, qui sont habitées à l'année, se trouvent au bout de la rue Decelles. Ce cul-de-sac forme une pointe entourée par la rivière. Puisque les terrains sont bas dans ce secteur, la rivière Yamaska les envahit souvent au cours de la crue printanière ou encore lors de fortes averses. Les équipes d'urgence de la municipalité doivent régulièrement intervenir pour secourir les gens qui se trouvent prisonniers de leur maison puisque des portions de rues sont impraticables. C'est ce qui s'est produit à la fin du mois d'août au moment du passage de la tempête tropicale Irene.
Les problèmes d'inondations ne se limitent pas à cette section du quartier, reconnaît le maire Steven Neil. «Tout ce coin se fait inonder. Mais la pointe de la rue Decelles, c'est trois, quatre fois par année. On veut que nos citoyens qui le désirent puissent être dédommagés et s'en aller», a-t-il expliqué hier matin en point de presse.
Un sondage mené par la municipalité ces dernières semaines révèle que 27 % des citoyens du secteur Decelles-Fortin souhaitent obtenir une indemnisation pour leur maison afin de leur permettre de partir. Le programme du ministère de la Sécurité publique (MSP) prévoit une indemnité maximale de 150 000 $ pour les maisons endommagées par des inondations. Celles-ci sont ensuite détruites et toute construction sur les terrains concernés est interdite. Plusieurs propriétaires dans la région de Saint-Jean-sur-le-Richelieu ont obtenu ces indemnisations.
Le programme du MSP dans sa forme actuelle ne peut s'appliquer aux résidants du secteur Decelles-Fortin. Un de ses principaux critères est que les maisons admissibles doivent avoir subi des dommages de plus de 50 % de leur valeur. Ce n'est pas le cas des maisons inondées à Brigham. La municipalité aimerait que le MSP modifie ses règles.
Le conseil municipal entend aussi demander à Québec d'aider les résidants du secteur désirant protéger leur maison contre d'autres inondations. Les maisons pourraient être soulevées pour élever leurs fondations ou encore être installées sur des pilotis, a donné en exemple M. Neil. Notons que 22 % des répondants au sondage ont indiqué qu'ils étaient prêts à investir eux aussi pour adapter leur maison afin de réduire les impacts d'une inondation.
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