Dépistage du cancer du sein : des équipements de pointe à l'hôpital BMP

Le directeur général de la Fondation BMP, Frank... (photo Alain Dion)

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Le directeur général de la Fondation BMP, Frank Johnston-Main, est photographié près de la nouvelle table de biopsie.

photo Alain Dion

Chantal Vallée

Chantal Vallée
La Voix de l'Est

(Cowansville) Un nouveau scanneur, un mammographe numérique et une table de biopsie... Ces équipements médicaux de pointe, qui représentent des investissements de plus de deux millions de dollars, étaient inaugurés cette semaine à l'hôpital BMP.

Depuis quelques années déjà, la Fondation de l'hôpital BMP était en campagne pour amasser de l'argent afin d'acquérir un mammographe numérique. Un voeu partagé dans la communauté. Le Club Optimiste Yamaska Valley, qui organise chaque année une marche afin d'amasser de l'argent pour combattre les cancers féminins, a amassé 220 000 $ en quatre ans pour ce projet. Le legs testamentaire de 321 000 $ de Jonet Gillett, une résidante de Sutton décédée d'un cancer en décembre 2009, y a contribué ainsi que les 70 000 $ versés par les Auxiliaires de l'hôpital BMP. Les activités de souscription organisées par la Fondation BMP, dont le tirage d'une automobile et le tournoi de golf, ont permis d'ajouter près de 100 000 $ .

Même si la Fondation avait amassé le nécessaire pour l'achat du mammographe depuis environ un an, l'hôpital n'a pu entreprendre immédiatement les démarches pour acquérir l'appareil, puisque l'Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie avait décidé de lancer des appels d'offres regroupés pour plusieurs établissements. La patience des gens a toutefois été récompensée puisque le ministère de la Santé a payé les deux-tiers de la facture des équipements, ce qui a permis à l'hôpital d'acquérir en plus le scanneur numérique.

De meilleurs examens

Selon Maryse Lafrance, coordonnatrice des services d'imagerie médicale, le nouveau mammographe numérique offre une meilleure qualité d'image que l'ancien et élimine les délais qui étaient auparavant reliés au développement des films. «On voit des choses qu'on ne voyait pas avant, ça nous permet d'intervenir plus précocement et d'augmenter le taux de survie des femmes», fait-elle valoir.

Le nouveau scanneur, numérique lui aussi, fournit des images plus précises, plus rapidement, tout en réduisant les doses de radiation de 30 % à 40 % par examen, «C'est majeur, dit Mme Lafrance. C'est le premier équipement de ce type-là qui est installé en Amérique du Nord.» L'ouverture est plus grande, ce qui permettra aux gens obèses - jusqu'à 650 livres - de subir des examens.

Tous les détails dans notre édition de vendredi

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