L'accusé éclate en sanglots

Denis Longpré a expliqué ses gestes par son état dépressif.... (Photo La Voix de l'Est)

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Denis Longpré a expliqué ses gestes par son état dépressif.

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Pascal Faucher

Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) C'est en pleurant à chaudes larmes que Denis Longpré, un ex-policier de la SQ ayant reconnu avoir possédé de la pornographie juvénile, s'est adressé à la cour, hier.

«Je me sens tellement démoli par ce que j'ai fait, a déclaré le résidant d'Austin de 52 ans avant que le juge Conrad Chapdelaine, de la Cour du Québec, ne rende sa sentence. Je ne suis pas fier de ça, j'ai eu ma leçon pas à peu près.»

Le récidiviste a expliqué ses gestes par son état dépressif. «En allant sur un site porno, il est apparu une ou deux images, j'en ai gardé, c'est comme ça que c'est arrivé. J'étais dépressif. Je suis un spécialiste de la dépression majeure. Ça fait deux semaines que je ne dors pas. Vous ne me reverrez pas ici, c'est certain.» M. Longpré dit avoir connu deux épisodes de dépression majeure, et prendre toujours des médicaments à cet effet.

Fichiers illégaux

En 2008, ses anciens confrères ont saisi dans son ordinateur 104 fichiers illégaux représentant des fillettes qui exhibaient leurs parties génitales ou avaient des relations sexuelles avec des adultes. Pour la défense, Me Danielle Dontigny a indiqué que M. Longpré n'avait pas été directement sur des sites pédophiles pour prendre ses photos, mais qu'il y a plutôt été dirigé à partir de sites internet pornographiques «classiques» pour adultes.

Ce à quoi la Couronne a rétorqué qu'«il en avait imprimé, aussi», et donc «qu'on est loin de l'accident!», a dit Me André Campagna.

D'autres faits aggravaient sa cause. L'ex-agent de la paix au poste de Coaticook a aussi plaidé coupable, en 2004, à des accusations d'attouchements sur une fillette de 12 ans pour lesquelles il a purgé 12 mois de prison à domicile. C'est à la suite de cette première condamnation qu'il a été destitué de la SQ. Il était déjà sous le coup d'une suspension pour avoir malmené un détenu. Il a été arrêté quelques mois plus tard pour possession de pornographie juvénile.

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