Opération 60 pour faire élire 60 conservateurs: Pierre Jacob n'y croit pas

L'élection en masse de députés néo-démocrates au Québec... (photo archives La Voix de l'Est)

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L'élection en masse de députés néo-démocrates au Québec est une question de valeurs, dit Pierre Jacob. Et selon lui, ces valeurs ne sont pas celles des conservateurs.

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Dominique Talbot
La Voix de l'Est

(Granby) Le député néo-démocrate Pierre Jacob ne croit pas que les conservateurs réussiront à faire élire 60 députés à la prochaine élection fédérale de 2015. Dans une lettre publiée aujourd'hui en page 14, M. Jacob continue de croire que les Québécois ont tourné le dos à ce qu'il qualifie de «vieux partis traditionnels».

Au cours de son assemblée générale annuelle tenue à West Brome la semaine dernière, l'Association du Parti conservateur de Brome-Missisquoi lançait l'Opération 60. Une stratégie qui, espère son président, Peter G. White, permettra aux conservateurs de remporter 60 sièges à la Chambre des Communes. Pour réussir des gains aussi importants, M. White mise d'abord sur une meilleure stratégie de communication entre Stephen Harper et la population québécoise.

Mais selon Pierre Jacob, le problème est ailleurs. «Ce n'est pas un problème de communication. C'est une question de valeurs, croit-il. Les conservateurs créent de la pauvreté et encouragent les multinationales, dont les pétrolières», ajoute le député de Brome-Missisquoi.

Dans sa lettre, il relève de nombreux «irritants». «L'arrogance des conservateurs dans le dossier des appels frauduleux, dans l'achat insensé d'avions de guerre inutiles et coûteux, le durcissement aveugle des peines de prison à travers le projet de loi omnibus sur la criminalité, la fermeture du Centre de sauvetage maritime de Québec, les compressions à Service Canada, dans les bureaux de poste et dans les postes frontaliers... On jurerait que M. Harper fait exprès de s'attirer les foudres des Québécois sur les enjeux qui leur tiennent à coeur», écrit-il.

Pas un accident

Le NPD, qui, dit M. Jacob, vise à former le prochain gouvernement, considère que son élection n'est pas un accident, mais plutôt un signe clair que les Québécois ont rejeté «les méthodes des vieux partis traditionnels». Pourtant, l'exploit du 2 mai dernier pourrait être difficile à répéter pour Pierre Jacob et les autres députés néo-démocrates, dont le parti a chuté de 15 points dans les sondages depuis le dernier scrutin. La conséquence de la difficulté du NPD à s'imposer en tant qu'opposition officielle et son faible rayonnement dans les médias?

«Nous avons peu de visibilité, concède M. Jacob. Peut-être que les médias ne vont pas encore directement vers le NPD... Nous avons beaucoup de députés, et des caucus réguliers. On est présents et nous le serons de plus en plus. Tout le monde s'implique», affirme-t-il.

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