L'inquiétude persiste chez les résidants du Camping Tropicana

Patricia Raitch ne comprend pas l'attitude de la... (photo Janick Marois)

Agrandir

Patricia Raitch ne comprend pas l'attitude de la Ville de Granby. «C'est un peu de la foutaise, dit-elle. La même personne (le maire Richard Goulet) qui nous disait il y a deux ou trois semaines qu'on n'avait pas de droits, et qui là, nous propose un médiateur».

photo Janick Marois

 

Dominique Talbot
La Voix de l'Est

(Granby) Bien que la Ville de Granby semble avoir démontré plus de flexibilité envers les résidants du camping Tropicana, notamment en proposant un médiateur pour le dossier, ces derniers demeurent très inquiets devant la possibilité de perdre leur domicile le 1er septembre prochain.

La séance du conseil municipal de lundi a peut-être laissé beaucoup de temps de parole aux personnes visées par les avis d'expulsion reçus à la mi-février dernier, mais il n'a certainement pas dissipé le doute dans l'esprit des résidants en ce qui a tait à leur avenir.

En fait, c'est tout le contraire pour Patricia Raitch, qui a acheté sa demeure il y a cinq ans. «C'est un peu de la foutaise. La même personne (le maire Richard Goulet) qui nous disait il y a deux ou trois semaines qu'on n'avait pas de droits, et qui là, nous propose un médiateur», expose-t-elle. Depuis le début des rumeurs d'éviction, Mme Raitch souffre d'une dépression qui l'empêche de travailler. «C'est une situation très angoissante, je ne peux pas payer ma maison et un loyer en même temps», explique-t-elle, advenant le cas où elle devrait terminer de rembourser sa maison tout en ne pouvant plus l'habiter.

Rappelons que lundi soir dernier, lors de la séance du conseil, le dossier a mobilisé la majeure partie du temps et le maire Richard Goulet a proposé aux résidants un médiateur indépendant de leur choix, afin de faciliter les échanges entre les différents acteurs du dossier.

Le maire soutient privilégier cette voie pour éviter la confrontation juridique et accélérer le processus pour en arriver à une solution.

«En partant, c'est mieux d'aller en médiation. Ce sont les gens du service d'urbanisme qui s'y rendront pour nous. Je veux faire une première rencontre avec les résidants à la fin du mois de mars pour expliquer comment nous voulons que la Ville et Parkbridge s'impliquent dans le dossier. Ensuite, il faut que les gens concernés soient rencontrés un par un. Le médiateur va revenir à Parkbridge et à la Ville de Granby pour présenter les demandes. C'est pour cela que l'on veut un médiateur plutôt que des avocats», fait valoir M. Goulet.

Résidants inquiets

La proposition de médiation ne change que très peu de choses dans l'esprit des résidants du camping Tropicana, qui voient arriver à grande vitesse la date du 1er septembre, date à laquelle toute construction dérogatoire au règlement municipal devra être enlevée ou démolie.

Tous les détails dans notre édition de vendredi

Abonnez-vous à La Voix de l'Est

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer