Pénurie de médicaments : les CSSS d'ici s'ajustent et gardent le contrôle

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La compagnie Sandoz ne peut plus alimenter adéquatement les hôpitaux, lesquels doivent s'ajuster.

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Ariane Faribault

Ariane Faribault
La Voix de l'Est

(Granby) Si des hôpitaux de l'Outaouais ont été contraints de reporter des chirurgies en raison de la pénurie de médicaments injectables causés par un ralentissement de la production de la compagnie pharmaceutique Sandoz, les hôpitaux de la région assurent qu'ils s'en tirent plutôt bien pour l'instant. Des ajustements ont tout de même été mis de l'avant pour tenter de pallier une éventuelle rupture de stock.

«On a dû s'asseoir, les chefs de départements ensemble, pour essayer d'être imaginatifs afin de ne pas tomber en rupture de stock dans un produit ou un autre de Sandoz, indique le Dr Michel Poirier, directeur des services professionnels au Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de la Haute-Yamaska. Actuellement, on réussit, avec des ajustements, à répondre à la demande. Nous n'avons dû annuler aucun soin, aucun traitement pour les patients. Et on n'a pas besoin d'envisager cette option-là pour l'instant. C'est sûr que c'est ce qu'on va vouloir éviter à tout prix.»

Parmi les ajustements mis de l'avant, on incite les médecins à trouver des alternatives aux médicaments produits par Sandoz.

«On sait que les produits Sandoz sont surtout des produits injectables, donc des médicaments qu'on peut donner sous forme d'intraveineuse ou sous-cutanée, alors la première chose qu'on doit se demander, c'est si on est capables de donner le même produit, mais par voie orale. On connaît les équivalences entre les deux formes, alors si un patient est capable de prendre des comprimés, on peut avoir cette alternative, qui est une très bonne alternative. On peut également penser à des produits dans une même catégorie. Par exemple, au niveau des antibiotiques, il y a plusieurs choix qui s'offrent à nous. On peut donc y aller avec un choix tout aussi bon, mais qui n'est pas touché par une éventuelle rupture de stock.»

Éviter le gaspillage

Mais au-delà de ces modifications, le CSSS de la Haute-Yamaska a également décidé de mettre fin à une certaine forme de «gaspillage».

«Quand une infirmière prépare un médicament, habituellement, pour avoir une gestion sécuritaire, s'il reste quelques milligrammes dans une fiole, la sagesse veut qu'on en dispose plutôt que de le récupérer. On ne sait pas quand on en aura besoin, alors il faut les entreposer de façon idéale et sécuritaire. Mais maintenant qu'on fait face à une rupture de stock potentielle, on essaie de récupérer ces doses restantes, en les identifiant comme il faut et en les entreposant de façon sécuritaire.»

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