Michel Duchesneau rencontre les résidants du camping Tropicana

Une quarantaine de personnes étaient réunies pour écouter... (photo Stéphanie Mantha)

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Une quarantaine de personnes étaient réunies pour écouter les conseils de l'ex-maire Michel Duchesneau hier soir.

photo Stéphanie Mantha

Ariane Faribault

Ariane Faribault
La Voix de l'Est

(Granby) Regroupez-vous pour augmenter vos chances de gagner la partie de bras de fer qui vous oppose à la Ville de Granby. Tel est le message qu'a tenté de faire passer l'ex-maire Michel Duchesneau à la quarantaine de résidants du Camping Tropicana réunis hier soir.

Visiblement, M. Duchesneau voulait tenter d'aider le groupe de résidants à s'organiser. Il les a d'ailleurs invités à créer un comité de sauvetage, regroupant quelques personnes qui pourraient agir à titre de porte-parole, de même qu'un fonds afin de financer d'éventuelles démarches juridiques. Rappelons que les résidants permanents du camping ont jusqu'au 1er septembre pour déménager leurs demeures ou les démolir.

«Vous devez faire preuve de solidarité, a-t-il indiqué dès le début de la rencontre. Si vous êtes chacun de votre côté, vous n'aurez pas la force que vous aurez si vous êtes une quarantaine ensemble. Et avec quarante cas, vous allez disperser vos énergies et vos argents.»

Tout en s'indignant de l'attitude de la Ville à l'égard des résidants, il a affirmé que ceux-ci ne peuvent pas rester les bras croisés.

«Je ne vais pas être le porte-étendard de votre cause, ce n'est pas moi qui vais porter le flambeau, a-t-il fait valoir. Je suis ici parce que comme beaucoup de gens, j'ai été sensibilisé à votre cause et je trouve ça inacceptable. L'immense avantage que vous avez, c'est que je crois que l'opinion publique est de votre côté. Mais il y a péril en la demeure, et vous ne pouvez pas vous dire que ça va se régler tout seul. Il y a peut-être un trou dans tout ça, et il faut mettre toutes les chances de votre côté pour passer dedans.»

Politique et juridique

Il a d'ailleurs souligné que les solutions pouvaient venir de deux plans, politique ou juridique. «Si le conseil décide d'agir autrement, ça pourrait régler le problème, mais il y a aussi un autre aspect, qui est juridique, précise-t-il. Est-ce que vous avez des droits acquis? On sait que le Canton était plutôt flou à l'époque. Peut-être qu'on va découvrir que vous avez des droits acquis. Par hasard, mon avocat m'a appelé ce matin, et il m'a dit que c'était une avenue possible. Mais ce n'est pas moi qui vais répondre à ça, ce n'est pas vous non plus, ça va être un avocat.»

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