«On a déjà vu ça, des tempêtes en mars», a rappelé le surintendant aux travaux publics de Cowansville, Sylvain Perreault.
De façon générale cependant, les responsables des travaux publics et des finances des villes de la région s'entendent pour dire que le temps supplémentaire réalisé par les cols bleus, en période de tempête notamment, a été limité. Également, les véhicules de déneigement étant moins sollicités, des économies d'essence sont à prévoir. «On peut penser que c'est aussi bon pour l'usure des véhicules. Par exemple, on a moins besoin de changer les couteaux sur les charrues», avance Sylvain Perreault.
Par contre, la situation est toute autre pour les abrasifs (petites pierres), qui ont été incontournables pour assurer la sécurité sur les routes et les trottoirs glacés. «Notre consommation d'abrasifs est vraiment supérieure à l'an dernier, affirme le surintendant à Cowansville. L'année passée, on avait 500 tonnes d'abrasifs et il nous en est resté. Cette année, on a dû passer 700, 800 tonnes et on a dû en recommander. Pour le sel, on a déjà épandu environ 80 à 90% de notre quantité annuelle.»
Et si le déneigement à proprement parler n'a pas été trop souvent à l'ordre du jour des cols bleus, le déglaçage l'a été, lui. Et il l'est encore à Granby, qui poursuivait hier cette opération dans certaines rues. «S'il y a une tempête, ça va faciliter le déneigement», a expliqué le directeur général de la Ville, Michel Pinault.
Économies en 2011
Chose certaine, les économies sont bien réelles en 2011. Les budgets alloués au déneigement n'ont pas complètement été utilisés, grâce à l'absence de tempêtes hivernales d'importance en novembre et en décembre.
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