(Bromont) Aménagé sur des terrains zonés agricoles, le Club de golf Royal Bromont a pu voir le jour et se développer en vertu d'autorisations octroyées par la Commission de la protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) en 1990 et 1994. Mais aujourd'hui, il souhaite poursuivre son développement sur un autre lot qui lui appartient, enclavé entre l'actuel terrain de golf et le chemin Compton, un projet qui nécessite une nouvelle autorisation de la CPTAQ. Et si la Ville de Bromont a accepté d'emblée de porter le projet devant la MRC puis la CPTAQ, la MRC de Brome-Missisquoi, elle, exige que des mesures compensatoires visant à promouvoir l'agriculture soient mises de l'avant.
«Le promoteur du Royal Bromont a approché la Ville avec ses professionnels pour nous présenter le projet et nous avons accepté de faire cheminer le dossier, étant donné que le Royal Bromont apporte un beau rayonnement et étant donné aussi que c'est pour compléter leur projet, explique la mairesse de Bromont, Pauline Quinlan. La MRC, avec son comité d'aménagement, a regardé cette demande, et dans un contexte où on a tous intérêt à protéger les zones agricoles, l'approche qui a été proposée pour compléter le projet du Royal Bromont, c'est de faire en sorte qu'on puisse redonner à l'agriculture.»
Ces mesures compensatoires pourraient donc prendre la forme d'un fonds régional destiné à des projets agricoles. «Par exemple, si 30 nouveaux lots sont créés, les promoteurs pourraient avoir à verser un pourcentage, en fonction de la valeur de chaque lot, des montants qui seraient réinvestis pour faire la promotion de certaines activités agricoles, explique Mme Quinlan. Il y a différentes formules qui pourraient être appliquées, mais on pourrait par exemple acquérir des terrains pour les remettre en zone agricole. L'objectif, c'est d'être créatif pour trouver des solutions.»
La mairesse croit d'ailleurs que cette façon de faire les choses est à l'avantage de tous. «C'est une solution gagnant-gagnant, fait-elle valoir. Elle va permettre autant de préserver les zones agricoles que de compléter un projet. En plus, les services d'égouts et d'aqueduc se rendent déjà à proximité. Ce n'est pas comme si on voulait développer un nouveau secteur où il faudrait amener les infrastructures.»
De plus, dans la résolution où la Ville de Bromont donne son appui au projet, en décembre dernier, on fait état d'une expertise agronomique. Selon celle-ci, les 12 hectares visés, qui permettront de réaménager le trou numéro huit du parcours et de compléter le développement résidentiel, offrent un potentiel agricole limité et des mesures d'atténuation sont prévues du seul côté où s'exercent des activités agricoles. Le projet n'aurait donc «pas d'impact négatif sur les possibilités d'utilisation agricole des lots avoisinants».
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