Conseil national du PQ : nouvelles résolutions et discipline

Marie Bouillé, Richard Leclerc et Étienne-Alexis Boucher... (photos archives la voix de l'Est)

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Marie Bouillé, Richard Leclerc et Étienne-Alexis Boucher

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Dominique Talbot
La Voix de l'Est

(Granby) Réunis en fin de semaine en conseil national à Montréal, les membres du caucus du Parti québécois ainsi que les militants ont adopté plusieurs résolutions qui seront intégrées au programme électoral de la formation politique aux prochaines élections. Au centre de celles-ci, les référendums d'initiative populaire, le vote à 16 ans, la tenue d'élections à date fixe et la fin des transfuges.

«Les transfuges, nous n'en voulons plus. Si quelqu'un veut changer de parti, il doit se représenter devant les électeurs. Aucun des caquistes n'a été élu par la population (sous cette bannière)», dit d'emblée Richard Leclerc, président du PQ dans Brome-Missisquoi.

Au cours des derniers mois, trois députés péquistes sont passés à la CAQ de François Legault, lui-même ex-député du parti souverainiste. Dans l'ordre, Benoît Charette, Daniel Ratthé et plus récemment, François Rebello ont quitté pour la CAQ. «J'ai vu en fin de semaine des membres des exécutifs régionaux déçus d'avoir donné tant de temps à des gens qui finissent par changer de camp. Ce sont des gens qui ont travaillé fort pour faire élire ces députés», poursuit M. Leclerc.

Ce dernier s'est également montré satisfait, avec certaines nuances, de l'adoption d'une résolution en faveur du droit de vote à 16 ans.

«Avant de laisser les jeunes de 16 ans voter, on leur donnerait plus de cours d'histoire et de politique. Si à 16 ans, on peut travailler, payer des impôts et conduire, il devrait être possible de choisir ses dirigeants. Déjà au PQ, il est possible d'être membre à 16 ans et de voter pour choisir le chef. Alors, pourquoi ne pas voter pour le premier ministre?», se questionne Richard Leclerc.

Mis de l'avant par le député Bernard Drainville au cours de l'été dernier, les référendums d'initiative populaire ont franchi la dernière étape pour se retrouver au programme du PQ. Une résolution délicate, mais aussi une question de confiance pour la députée d'Iberville, Marie Bouillé. «Il y a un risque en toute chose. Moi-même, j'ai hésité. J'ai cheminé et je crois que ça vaut la peine d'essayer. C'est une occasion pour les citoyens de s'exprimer sur les sujets qui les touchent. Si nous ne faisons pas confiance à la population, comment pouvons-nous lui demander de faire confiance aux élus?», fait-elle valoir.

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