La grève n'est cependant pas à l'ordre du jour - du moins pour l'instant - de l'association des étudiants du cégep de la rue Saint-Jacques, qui représente quelque 2000 élèves. Appelée à militer par les grandes fédérations étudiantes, elle rappelle qu'elle attendra que ses membres se manifestent en nombre suffisant avant de recourir aux moyens de pression.
«Ce sont les élèves qui doivent nous dire s'il faut faire la grève, indique le vice-président aux affaires externes, Marc-Edouard Larose. Ça les regarde tous, ce sont de grands enjeux.»
Dans un communiqué transmis cette semaine, l'association des étudiants s'est dite «choquée» de constater que les fédérations étudiantes du Québec comme la Fédération étudiante collégiale, la Fédération étudiante universitaire et l'Association pour une solidarité étudiante syndicale «prennent pour acquis qu'il y aurait assurément une grève pendant la session courante».
Il n'en est rien, affirme M. Larose. L'Association des étudiants du cégep de Granby Haute-Yamaska compte d'abord informer les élèves au sujet des enjeux d'une grève, au cours des prochaines semaines, à l'aide d'affiches et de kiosques d'information.
Si assez de membres le réclament - «de 20 à 40 environ», dit M. Larose -, l'Association tiendra une assemblée spéciale afin de débattre de l'éventualité d'une grève. Si la volonté des élèves est claire, un référendum sera proposé. Tous les étudiants auront alors droit de vote et un taux de participation minimal sera exigé pour démarrer des moyens de pression.
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