Saint-Césaire : le maire Gendron tire sa révérence

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Serge Gendron quitte ses fonctions après que les cinq conseillers municipaux de sa formation politique eurent quitté en bloc le parti.

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Dominique Talbot
La Voix de l'Est

(Saint-Césaire) Serge Gendron a officiellement remis sa démission comme maire de Saint-Césaire, hier en matinée. Élu en novembre 2009 avec cinq conseillers municipaux sous la bannière du parti Vision Saint-Césaire, M. Gendron quitte ses fonctions après plusieurs jours de réflexion. Son départ fait suite à la démission en bloc de ses cinq conseillers à titre de membres du parti.

Les raisons qui ont motivé les conseillers municipaux à quitter le parti et le maire ses fonctions restent encore difficiles à établir. De part et d'autre, personne ne semble vouloir expliquer le malaise qui régnait à l'hôtel de ville de Saint-Césaire pour en arriver à un tel dénouement.

Rappelons qu'il y a deux semaines, les conseillers Roger Normandin, Denis Chagnon, Jacques Auger, Jean-Claude Fortin et Patrick Viens ont signifié au représentant du parti Vision Saint-Césaire, Ghislain Côté, leur intention de quitter la formation politique créée avant l'élection municipale de 2009. Tous ont invoqué le désir de ne plus vouloir être associés à M. Gendron. Le seul conseiller non membre de Vision Saint-Césaire, Guy Benjamin, appuyait également la démarche des démissionnaires, selon une source bien au courant du dossier.

«Un choix à faire»

Malgré cette sévère rebuffade, Serge Gendron aurait pu décider de conserver son siège de chef de l'exécutif de la Ville. «J'aurais pu rester, mais c'était un message clair. Ça faisait un bon bout de temps que ça ne fonctionnait pas bien. Il y avait un choix à faire et j'ai choisi de me retirer», s'est-il contenté de commenter. Bien qu'il est clair que l'harmonie n'était plus au rendez-vous depuis longtemps entre M. Gendron et ses collègues de Vison St-Césaire, l'ancien maire croyait à un autre dénouement. «J'ai été un peu surpris de voir cette action en bloc. Nous aurions peut-être pu avoir une discussion franche avant d'en arriver là».

La façon de faire du maire semble être la raison principale de cette ma-noeuvre politique. Sans vouloir s'étendre, Serge Gendron avoue qu'il était au courant de certaines remontrances de ses collègues. «On me reprochait ma façon de travailler, une certaine souplesse que je démontre parfois pour certains dossiers», avance-t-il, sans vouloir expliquer plus en détail.

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