Un manque de courtoisie désolant pour les cortèges funèbres

Éric LeSieur aimerait que les véhicules funèbres puissent... (Photo Archives La Voix de l'Est)

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Éric LeSieur aimerait que les véhicules funèbres puissent utiliser des feux distinctifs pour inciter les gens à ne pas couper les cortèges.

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Chantal Vallée
Chantal Vallée
La Voix de l'Est

(Granby) Si les gens arrêtent spontanément pour laisser passer les mariés et leurs invités à leur départ de l'église, Éric LeSieur ne remarque pas autant de civisme chez les automobilistes qui croisent un cortège funèbre. Coups de klaxon, dépassements par la droite, doigts d'honneur sont autant de signes d'hostilité et d'impatience qu'il voit chez des automobilistes.

C'est pourquoi le propriétaire du complexe funéraire du même nom réclame depuis des années le droit pour les thanatologues d'utiliser des feux distinctifs pour rappeler aux automobilistes de ne pas couper les cortèges funèbres, ce qui est justement interdit en vertu de l'article 31 du règlement général de la Ville de Granby.

Dernièrement, la Corporation des thanatologues du Québec engageait une lobbyiste pour tenter d'obtenir du ministère des Transports des modifications aux articles 226, 227 et 239 du Code de la sécurité routière pour permettre aux fourgons funéraires d'utiliser des feux stroboscopiques blancs installés sur leurs véhicules.

L'agent Guy Rousseau, de la police de Granby, reconnaît qu'il est interdit aux automobilistes de couper des véhicules qui font partie d'un cortège funèbre. S'ils le font quand même, ils s'exposent à une contravention de 50$ à laquelle s'ajoutent 25$ de frais.

Mais dans les faits, ça reste difficilement applicable, fait-il valoir. Il y a longtemps, on pouvait reconnaître facilement les voitures faisant partie d'un cortège qui devaient garder leurs phares allumés. Puisque les phares de toutes les voitures sont maintenant allumés d'emblée, comment un agent peut-il être absolument certain que la personne qui vient d'être coupée par un automobiliste pressé faisait partie du cortège, expose l'agent à la prévention et aux relations communautaires.

Pour identifier un cortège funèbre, M. LeSieur ajoute des drapeaux sur ses véhicules sur lesquels on peut lire le mot funérailles. «Mais si on avait une voiture avec une lumière qui flashe, les gens ne prendraient peut-être pas le risque de passer», croit-il.

Tous les détails dans l'édition de vendredi

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