Michel Groleau récompensé pour avoir embauché une semi-voyante

Le traiteur et restaurateur Michel Groleau n'a pas... (photo Stéphanie Mantha)

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Le traiteur et restaurateur Michel Groleau n'a pas hésité à donner une chance à Camille Saint-Laurent, il y a deux ans.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Bromont) Quand Michel Groleau a rencontré la jeune Camille Saint-Laurent pour la première fois, au printemps 2010, il ne s'est pas laissé démonter par son handicap. Malgré ses problèmes de vision, l'adolescente de 15 ans était à la recherche d'un travail d'été. L'homme d'affaires lui a donné sa première chance et n'a jamais regretté de l'avoir fait.

Cette semaine, Michel Groleau resto/traiteur de Bromont a reçu le prix Coup de coeur à la première remise des prix Employeurs visionnaires organisée par l'Institut Nazareth et Louis-Braille (INLB), en collaboration avec la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Ces prix venaient récompenser des employeurs qui se distinguent par leurs efforts pour intégrer dans leur entreprise des personnes ayant une déficience visuelle.

«Quand je lui ai fait passer l'entrevue, elle m'a un peu raconté sa vie, en m'assurant qu'elle était très travaillante. Je l'ai rappelée», relate simplement M. Groleau. Non, il n'a pas embauché Camille par pitié. «C'était son premier emploi. Je l'ai engagée au même titre que quatre ou cinq autres jeunes pour l'été.»

Sans expérience, Camille a dû commencer au bas de l'échelle: la plonge. Un travail dur, dont elle s'est acquittée avec sérieux. Elle avait bien quelques difficultés à se déplacer dans la cuisine, mais ses collègues et M. Groleau étaient là pour l'aider. «Elle est hyper vaillante, bienveillante, elle a une belle attitude. C'était la meilleure employée de ce groupe.»

Après ce premier été de travail, la jeune fille est retournée à l'école, mais n'a pas manqué d'aller donner un coup de pouce à M. Groleau durant les vacances des Fêtes, puis de reprendre le collier à l'été 2011. L'expérience lui a donné de l'assurance. Elle fait maintenant un peu de cuisine, mais aussi du rangement, du lavage et de l'empaquetage.

Michel Groleau n'a jamais été inquiet de la voir évoluer parmi les gros équipements et les ustensiles de cuisine. Il n'a même pas eu besoin d'adapter l'endroit, précise-t-il.

«Si elle veut continuer chez nous, elle est la bienvenue! Elle devrait revenir nous aider à Noël et l'été prochain.»

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