«Je ne vais pas lâcher le morceau. Je vais aller au fond des choses pour voir comment l'appel d'offres a été mené. Je vais aller chercher tout ce que je peux pour prouver que quelque chose n'a pas fonctionné», a martelé celui qui est porte-parole de l'Action démocratique du Québec en matière d'économie et de finances publiques.
Hydro-Québec a confirmé mercredi que c'est Landis+Gyr qui a hérité du contrat d'une valeur de 350 millions$ pour le remplacement de 3,8 millions de compteurs. Ceux-ci seront installés de 2012 à 2017 et permettront d'effectuer la lecture d'électricité à distance.
Pour François Bonnardel, il est inconcevable que la société d'État ait accepté d'accorder un contrat qui crée «si peu de jobs québécoises». Dans la foulée, il qualifie de «ridicules» les 75 emplois annoncés par Landis+Gyr pour la mise sur pied d'un «centre de l'excellence», tel que rapporté par Hydro-Québec. D'autant plus que les compteurs fournis par l'entreprise suisse seront fabriqués au Mexique.
En contrepartie, l'octroi du contrat à Trilliant et à ses partenaires, bien que certaines pièces auraient été fabriquées à l'étranger, aurait créé des «centaines d'emplois» pour l'assemblage des trois millions de compteurs, fait valoir le député qui a dénoncé la situation en Chambre le mois dernier.
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