Voitures Robert fait fi de la récession

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Denis Robert serait-il devin sans le savoir? À l'entendre parler, le propriétaire et cofondateur de voitures Robert aurait vu venir l'actuelle récession.

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Stéphane Champagne
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La Voix de l'Est

(Saint-Pie) Denis Robert serait-il devin sans le savoir? À l'entendre parler, le propriétaire et cofondateur de voitures Robert aurait vu venir l'actuelle récession. À preuve, ce fabricant de voitures hippomobiles de Saint-Pie-de-Bagot a pris les initiatives qui s'imposaient. Résultat: la PME de 25 employés est bien en selle et entrevoit l'avenir avec beaucoup d'optimisme.

Voitures Robert se présente comme le plus important fabricant de voitures hippomobiles au monde. Bon an, mal an, il construit de A à Z dans ses ateliers de Saint-Pie quelque 1500 voitures et luges à chevaux. Des produits haut de gamme vendus entre 1000 $ et 10 000 $ l'unité et qui sont connus aux quatre coins du globe.

 

Il s'agit donc d'un produit de niche destiné à une clientèle aisée. Mais ce n'est pas parce qu'on est fortuné qu'on ne retient pas son souffle quand l'économie bat de l'aile. «Notre production a un peu diminué, mais la récession ne nous touche pas. Les gens vont moins voyager, c'est sûr. À la place, ils vont s'acheter une voiture à cheval pour que leur famille et leurs amis en profitent», explique Denis Robert.

Mais au-delà de ces considérations socio-économiques, c'est surtout grâce à une kyrielle d'initiatives que la PME s'en tire aussi bien. «On a complètement repensé nos façons de travailler. On a cherché à réduire nos coûts tout en augmentant la qualité. Tous les employés ont été mis à contribution. Notre équipe en ressort encore plus forte. Je me dis que l'avenir appartient aux entreprises où le sentiment d'appartenance est fort», dit M. Robert.

Rappelons qu'avant d'entreprendre cette série de changements, Voitures Robert se relevait d'une faillite. En 2004, au sommet de son art, Denis Robert a vendu son entreprise à deux hommes d'affaires québécois. Malheureusement, les nouveaux proprios ont fait péricliter la PME. Si bien que Denis Robert et son épouse ont racheté l'entreprise en 2006. Depuis, ils ont remis la PME sur les rails. Aujourd'hui, les ventes de Voitures Robert dépassent les deux millions de dollars.

«C'était important pour nous de maintenir les emplois dans la région», indique Denis Robert. Aussi, le couple d'entrepreneurs a-t-il pris la décision de s'entourer de gestionnaires. Il a su déléguer et alléger ses semaines de travail. Bref, Denis Robert et sa conjointe ne passent plus 15 heures par jour dans les ateliers de la PME.

Denis Robert s'est fait plaisir au cours des dernières années. À deux pas de la PME, il a fait construire un immense manège doublé d'une écurie, où lui et les siens (il est l'heureux papa de trois filles) prennent du bon temps avec leurs chevaux. «Ça nous fait du bien à tout le monde, dit-il. Puis en même temps, avec nos chevaux, on se promène un peu partout au Canada et aux États-Unis et on fait la promotion des produits de l'entreprise. Il y a quelques semaines, on était au Massachusetts.»

Au cours des prochaines années, Denis Robert aimerait se concentrer exclusivement sur la conception de nouveaux modèles de voitures. Il souhaite également commencer la fabrication d'un produit en lien avec les chevaux, mais qui n'a strictement rien à voir avec le transport. Il préfère en taire la nature pour l'instant.

 

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