Encanteur, plus qu'un métier pour Dany Forand

Dany Forand en pleine action, lors de l'International... (photo Stéphane Champagne)

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Dany Forand en pleine action, lors de l'International des voitures anciennes, le mois dernier à Granby.

photo Stéphane Champagne

Isabel Authier

Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Dany Forand n'avait que 4 ans lorsqu'il a assisté pour la première fois à un encan, mais il s'en souvient comme si c'était hier. «Je revois mon père et mon grand-père qui me disaient de rester tranquille. Et je me souviens surtout des biscuits et l'Orange Crush qu'ils m'achetaient! Aller à l'encan, c'était un vrai happening familial», raconte-t-il.

Au cours des années suivantes, en compagnie de sa famille, le garçon a fréquenté régulièrement cet univers particulier. Assez pour avoir envie, à 21 ans, de lancer son entreprise de vente aux enchères, de concert avec ses parents. C'était en 1989.

Depuis, Dany Forand vit sa passion à fond de train. Parfois sept jours sur sept. Depuis 2002, lui et sa conjointe ont leur établissement à Saint-Paul-d'Abbotsford. Généraliste, il organise des encans de successions, d'antiquités, d'outils, de voitures... bref de tout, sauf d'animaux de ferme. Il offre aussi le service d'inventaire et d'évaluation des biens.

«Ce que j'aime dans ce métier? La préparation des encans, l'espoir de trouver un trésor, le résultat des ventes et aussi le côté show-off de la profession.»

Parlons-en donc de cette facette «spectaculaire» du métier. «C'est un personnage. Quand je crie mon encan, je suis en contrôle. C'est sûr qu'on est le centre d'attraction. C'est ce qu'on veut, d'ailleurs, car on cherche à influencer les acheteurs. Plus il y a de monde dans la salle, plus c'est facile. Je suis à l'aise pour faire ça, mais je n'irais pas chanter!»

Quant au débit effréné caractéristique des encanteurs - qu'on appelle aussi commissaires-priseurs en Europe -, il dépend beaucoup du nombre de lots à vendre... «Dans les encans-bénéfices, on peut écouler entre 15 et 20 lots à l'heure; c'est très lent. Alors que dans les enchères de Revenu Québec, par exemple, il faut passer 150 à 160 lots à l'heure. Dans ce temps-là, il ne faut pas que ça traîne. Mais vous savez, on met parfois beaucoup de mots entre les montants. C'est du filling...»

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