Inquisition des temps modernes et régime totalitaire

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La Voix de l'Est

La Voix de l'Est nous apprenait récemment qu'en raison du cours d'éthique et de culture religieuse, un premier élève était expulsé d'une école publique. Finalement, il y a eu six avis de suspension à l'école J.-H.-Leclerc de Granby.

Depuis le début de la colonie, notre société a-t-elle fait preuve d'une telle déficience intellectuelle? Reste-t-il des personnes sages, réfléchies au gouvernail de notre province qui pourraient mettre un terme à cette déconfiture? Sommes-nous, en tant que parents, tous considérés comme irresponsables pour qu'on nous enlève le droit légitime d'orienter nos enfants selon nos convictions les plus profondes?

 

Il semble qu'au 21e siècle, le régime a décidé que toutes les religions sont sur un même pied et on impose ce point de vue au peuple québécois de manière autocratique et dictatoriale.

Une définition d'un régime totalitaire est qu'il tente de s'immiscer jusque dans la sphère intime de la pensée, en imposant à tous les citoyens l'adhésion à une idéologie obligatoire, hors de laquelle ils sont considérés comme ennemis de la communauté.

Une idéologie imposée à tous; on veut nous imposer la connaissance de plusieurs religions. Elles n'y sont pas toutes présentes, bien sûr, on ignore le nombre exact, et même les pédagogues se demandent où ils pourraient recevoir une formation «professionnelle» pour dispenser ces cours. Pourquoi m'imposerait-on la connaissance de toutes les religions, si ma foi en un seul Dieu est entièrement, parfaitement suffisante? Est-ce que nous avons perdu la liberté de penser, de choisir?

On a menacé de faire intervenir la DPJ. Paul André Boudreau, directeur de l'école secondaire Paul-Germain-Ostiguy à Saint-Césaire, a écrit ces propos rapportés dans La Voix de l'Est du 21 octobre: «(...) Si votre enfant persiste à ne pas assister au cours d'éthique et culture religieuse, je devrai signaler son absence à la DPJ avec les conséquences qui en découleront».

La question qui vient naturellement avec l'énoncé: veut-on faire de la DPJ l'inquisiteur des temps modernes? Avec les pouvoirs que cet organisme possède, des précisions s'imposent.

Nos gouvernants, au lieu de s'attaquer au faible taux de réussite des élèves, au taux très élevé de décrochage scolaire (30% pour le Québec), aux problèmes d'anarchie, de vendeurs de drogues et de criminalité qui gangrènent nos écoles, ces dirigeants se permettent désormais, avec le fruit de nos taxes et impôts, d'attaquer vicieusement les parents qui prennent leurs responsabilités et recherchent l'intérêt ainsi que le développement sain de leurs enfants. Pire que cela, ils agressent directement l'enfant, le ridiculisent, le condamnent publiquement sans procès en le suspendant de l'école; je considère comme un crime contre la liberté de choix qu'une direction d'école suspende un enfant sur la base de sa foi en Dieu et cela ne devrait pas rester impuni, c'est une violation d'un droit fondamental.

Où sont passées notre culture, nos racines, notre liberté de croire et de vivre avec nos convictions? En réalité, il semble que nos prédécesseurs ont abandonné ces valeurs, l'étranger que nous avons accueilli les a piétinées et nous a imposé les siennes parce que nous avons méprisé notre droit d'aînesse.

Reste-t-il un seul décideur, leader qui a suffisamment de qualités morales et de courage pour défendre la cause de cette liberté de choix que notre bon gouvernement tente de nous soustraire?

Richard Guillemette

Waterloo

 

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