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Éthique et culture religieuse: des passages discutables

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La Voix de l'Est

Qu'est-ce qu'il y a de si contestable dans le nouveau cours d'éthique et culture religieuse pour soulever tant de controverse? Étant arrivé à un âge où je peux commencer à compter le nombre de mes arrières-petits-enfants, j'ai décidé de jeter un coup d'oeil sur les volumes qui provoquent tant d'arguments passionnés.

Bien sûr, je n'ai pas pu m'arrêter trop longtemps sur chaque page des cinq volumes que j'avais sous la main, mais après un rapide survol, je me suis posé des questions sur les sujets suivants.

 

Dans une courte biographie de Luther King, les auteures affirment «que le mystère plane toujours sur les coupables» du meurtre. Puis elles ajoutent: «il est légitime de croire que même si le FBI était au courant de ce qui allait se produire, il n'a probablement rien fait pour empêcher le meurtre». Est-ce que les deux auteures du bouquin se rendent compte qu'elles accusent ainsi les USA d'avoir «cautionné» le meurtre de Luther King? Aussi pourrait-on croire que les évêques canadiens ont donné leur bénédiction pour qu'une telle accusation soit enseignée dans nos écoles?

Dans une courte biographie de Ché Guévara, on décrit le «Che» comme un «symbole du refus au capitalisme et l'impérialisme américain». Pourquoi les auteures insistent-elles autant à démoniser notre voisin du sud et démontrer cette sorte d'anti-américanisme qui semble apparaître à plusieurs endroits?

Sur le féminisme, il y a une superbe photo en médaillon de Françoise David que les auteures décrivent comme étant sans doute l'une des féministes aujourd'hui les plus connues au Québec. Mme David souhaite maintenant faire progresser sa version de justice sociale par le biais de la politique. Ce paragraphe vaut une publicité d'un million de dollars pour le parti Québec solidaire dont Mme David est la représentante.

Il y a aussi de petites biographies de Jean-Paul Sartre qu'on présente comme un grand philosophe et de Simone de Beauvoir, auteure du livre Le deuxième sexe, qui est devenu la bible de référence du mouvement féministe québécois, affirment les auteures.

La Génèse décrite dans ÉCR nous apprend que Dieu créa l'homme et la femme, mais ne dit rien sur la côte d'Adam que Dieu emprunta pour façonner nos compagnes. Sans doute que les auteures du livre ne voulaient pas attirer l'attention du Collège des médecins du Québec sur le fait que le Bon Dieu avait pratiqué la médecine sans permis.

On demande aussi à l'élève «de solutionner l'énigme du Sphinx», de faire des recherches sur le «Big Bang» et d'écouter la chanson Plus rien des Cowboys Fringants pour découvrir l'avenir de l'humanité.

On peut se demander si cette version sociologique du phénomène religieux est ce dont un jeune a besoin pour vivre et comprendre le monde qui l'entoure.

Yvon Landry, Cowansville

 

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