La défaite n'est plus une option

Il ne reste que deux jours au Phoenix... (Spectre Média, Julien Chamberland)

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Il ne reste que deux jours au Phoenix pour se tailler une place en séries. Deux gros matchs qui pourraient transformer soudainement la saison, mais aussi l'opinion des partisans envers la cinquième campagne des Oiseaux.

Spectre Média, Julien Chamberland

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(Sherbrooke) COMMENTAIRE / Il ne reste que deux jours au Phoenix pour se tailler une place en séries. Deux gros matchs qui pourraient transformer soudainement la saison, mais aussi l'opinion des partisans envers la cinquième campagne des Oiseaux.

L'organisation n'a pas promis mer et monde aux fans. Mais ces derniers étaient en droit de s'attendre à mieux de la part de leur équipe cette année. Or, si les Sherbrookois accèdent aux séries, les amateurs considèreront la dernière saison comme étant une certaine réussite. Surtout en terminant au 16e rang.

Car non seulement le Phoenix s'offre au moins une présence à la valse printanière en terminant 16e, ce qui sera bénéfique pour les coffres de l'organisation, mais en plus, il se donne une excellente chance de sélectionner l'un des trois phénomènes disponibles au prochain repêchage.

Vu comme le prochain choix à la séance 2017, Alexis Lafrenière impressionne les recruteurs et les amateurs des quatre coins du Québec. Samuel Poulin, le frère du joueur du Phoenix Nicolas Poulin, et Xavier Parent font aussi parler d'eux depuis quelques années.

Mais le débat entre les partisans du Phoenix actuellement est à savoir si le Phoenix ne devrait pas terminer au 17e rang et rater les séries question d'obtenir les meilleures chances de repêcher Lafrenière par exemple.

Évidemment, si l'on pense à l'avenir du Phoenix uniquement, l'ajout d'une excellente recrue est peut-être plus bénéfique qu'une participation en première ronde, durant laquelle on ne donnera pas cher de la peau des Sherbrookois.

Mais dans le vestiaire, 21 joueurs n'ont qu'un seul but en tête : gagner. Gagner vendredi soir à Shawinigan contre les Cataractes et gagner samedi à Québec contre les Remparts.

Parce que les joueurs de 20 ans veulent prolonger leur carrière dans le junior majeur et terminer sur une bonne note. Les jeunes ayant été repêchés dans la LNH ont des choses à prouver à leur club professionnel. Les recrues veulent impressionner les entraîneurs en vue des prochaines saisons. Tout le monde souhaite aussi bonifier ses statistiques en plus d'améliorer la fiche de l'équipe. Puis surtout, parce que tous les membres du Phoenix ont l'équipe à coeur, d'abord et avant tout.

Bref, impossible de se forcer pour perdre. Pour une équipe qui souhaite instaurer une mentalité de gagnant, ça ferait un peu loser.

Même si les dirigeants pensent souvent à bâtir pour l'avenir, ils savent que la plupart des partisans souhaitent voir leur équipe disputer un maximum de matchs en séries. Pas seulement 15 en cinq ans.

Après avoir été exclu des séries en 2014, croyez-moi, le Phoenix ne veut pas revivre le même scénario.

D'ailleurs, quoi de plus crève-coeur que de rater les éliminatoires par une simple victoire, ou un maigre point, pis encore, par un but, un arrêt raté ou une pénalité banale qui aura causé le but menant à l'élimination.

Et tant qu'à faire les séries, pourquoi ne pas les faire par la porte d'en avant au lieu d'espérer une défaite d'un rival.

Posté au 16e rang grâce à leur point supplémentaire, l'Océanic (57 points) doit affronter les Remparts vendredi et les Voltigeurs samedi. Deux équipes à leur portée. Gageons que pendant que les Sherbrookois (56 points) seront sur la glace, les dirigeants garderont un oeil sur les pointages et souhaiteront avant tout voir leur équipe faire preuve de caractère en allant chercher les quatre derniers points.

Parce que pour une équipe de hockey, la défaite n'est jamais une option. Surtout pas à Sherbrooke.




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