Sans caractère

C'est sans force de caractère que le Phoenix... (Spectre Média, Maxime Picard)

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C'est sans force de caractère que le Phoenix s'est présenté au Palais des sports afin de disputer l'un de ses matchs les plus importants de la saison dans l'espoir d'éviter une exclusion des séries.

Spectre Média, Maxime Picard

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(Sherbrooke) C'est sans force de caractère que le Phoenix s'est présenté au Palais des sports afin de disputer l'un de ses matchs les plus importants de la saison dans l'espoir d'éviter une exclusion des séries. Le résultat, une douloureuse défaite de 5 à 2 contre les Olympiques de Gatineau.

Avec huit parties à jouer avant la fin de la saison, la troupe de Stéphane Julien s'était fixé comme objectif d'ajouter quatre victoires à sa fiche. À la suite de ce revers à domicile, la marge de manoeuvre se rétrécit à vue d'oeil.

« Je suis un peu déçu de voir que les joueurs sont sortis sans être affamés, avance le pilote sherbrookois. Ils avaient les jambes lourdes et connaissaient pourtant l'enjeu de ce match. C'était difficile pour quelques vétérans. Les jeunes ont quand même bien joué et devant le filet, ce n'était pas la performance que notre équipe souhaitait. »

« Personne n'a démontré de caractère en début de partie et cela a entraîné un départ canon des Olympiques, note pour sa part l'attaquant Félix Robert. Le résultat n'indique toutefois pas l'allure du match. »

Les visiteurs ont marqué les trois premiers buts de la rencontre. Daniel Del Paggio et Jeffrey Durocher (deux fois) ont jeté une douche froide sur la tête des 3293 spectateurs : 3-0 Gatineau.

« On a bien commencé la partie, mais nos punitions nous ont fait perdre le momentum, estime Stéphane Julien. On avait nos chances de marquer et contrairement aux Olympiques, on n'a pas été opportunistes et après, on a joué du hockey de rattrapage. »

Le Phoenix s'est fait refuser un but en deuxième période à la suite d'un hors-jeu qui a échappé au juge de lignes.

« On a eu nos chances. Les gars ont frappé le poteau à quelques reprises. Les officiels ont refusé notre premier but à cause de quelques millimètres à la ligne bleue. Le troisième but accordé par notre équipe a scié les jambes de mes joueurs, qui ont toutefois tenté de revenir de l'arrière. Mais combler un écart de trois buts ce n'est pas facile », rappelle Julien.

Un réveil tardif

Simon Lefebvre a redonné espoir aux siens en troisième période en comptant le premier but de sa carrière chez les juniors.

Shawn Boudrias et William Basque ont donné la réplique au Phoenix et Nicolas Poulin a par la suite marqué le 1000e but de l'organisation sherbrookoise.

C'est donc dire que malgré une offensive complète, une première cette saison, les Oiseaux n'ont pu compter suffisamment pour s'offrir la victoire.

Le Phoenix visitera les Cataractes de Shawinigan dimanche et tentera ainsi de s'approcher de l'Océanic de Rimouski, les plus proches rivaux des Sherbrookois. Trois points séparent les deux équipes, mais Rimouski a disputé un match de plus.

« Ça va probablement se jouer dans les deux rencontres face aux Voltigeurs le week-end prochain puisque ces derniers se trouvent à quatre points de nous, mais je continue de croire qu'il suffit de gagner quatre rencontres en sept parties pour accéder aux séries », analyse le pilote des Oiseaux.

Une honte à éviter

Le capitaine du Phoenix refuse de voir son équipe passer près de gagner ou de faire les séries.

« Il nous reste sept parties et l'objectif est d'aller chercher des points de n'importe quelle façon. Passer proche de gagner ou de faire les séries, ce n'est pas assez », clame Hugo Roy.

Le temps commence à manquer pour le Phoenix. Mais l'espoir demeure.

« Ce n'est pas une pression. C'est plutôt une source de motivation. Les gars voient que les Voltigeurs et le Drakkar gagnent leurs parties. C'est certain que c'est un sujet de discussion. On ne se décourage pas, il faut rester positif et aller chercher au moins quatre victoires. On le sait qu'il n'en reste pas beaucoup. »

« Tout le monde roule sur l'énergie du désespoir, affirme Félix Robert. Chaque point perdu est une frustration. C'est très décevant de perdre et il suffit d'en gagner quatre pour avoir une chance de surprendre notre adversaire lors du premier quatre de sept. »

« Il n'y a que deux équipes qui ne font pas les séries et ce serait une honte d'être l'une de ces deux équipes, renchérit le capitaine. L'idée d'être exclus des séries ne nous passe même pas par la tête. On les fera et on sait que c'est possible. »




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