Solidifier la défensive en Abitibi

Les défenseurs Thomas Grégoire, Johnatan Legault, Julien Bahl,... (La Tribune, Jerôme Gaudreau)

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Les défenseurs Thomas Grégoire, Johnatan Legault, Julien Bahl, Cody Donaghey, Luke Green (debout) ainsi que Alexander Krief et Vincent Lampron estiment qu'ils devront appuyer davantage leur gardien Evan Fitzpatrick après avoir livré une prestation ordinaire mercredi à Gatineau.

La Tribune, Jerôme Gaudreau

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(Rouyn-Noranda) À l'aube de ses deux rencontres en Abitibi, vendredi et samedi, le Phoenix souhaite voir sa défensive se solidifier afin de lui permettre de ramener un maximum de points à Sherbrooke.

Le gardien Evan Fitzpatrick a pris une partie du blâme après le revers de 6 à 2 mercredi à Gatineau, soulignant qu'« accorder six buts, c'est beaucoup trop », mais son entraîneur est rapidement venu à sa défense en accusant ses défenseurs d'avoir joué un mauvais match contre les Olympiques.

« La moitié de notre défensive est nouvelle avec l'ajout de Cody Donaghey, Johnatan Legault et Luke Green, rappelle Stéphane Julien, pilote des Oiseaux. On devra faire des séances vidéo pour que tout le monde adopte le système. On s'est entraînés seulement une fois avec tous les nouveaux défenseurs. Ce qui n'excuse pas que depuis deux ou trois matchs, on prend de mauvaises décisions avec la rondelle et on ne bloque plus autant de lancers. »

Malgré la production offensive de Luke Green et la stabilité défensive amenée par Johnatan Legault, personne n'a encore comblé le départ du capitaine Carl Neill à la ligne bleue. Notons que Donaghey n'a disputé qu'un seul match dans l'uniforme bleu et crème.

« Notre entraîneur a raison. On aurait dû être plus solides. On a une belle occasion de nous reprendre ce week-end », confie Donaghey.

« Ce qui n'aide pas, c'est que l'on a cinq défenseurs droitiers sur sept. Je dois d'ailleurs laisser dans les gradins l'un des deux gauchers. Ce n'est pas évident pour des gars comme Thomas Grégoire et Legault de jouer à gauche en étant droitiers parce qu'ils ne sont pas habitués. Je l'ai déjà fait dans ma carrière et c'est extrêmement difficile. On doit composer avec cette réalité qui est toutefois assez fréquente dans le hockey junior. »

Alexander Krief et Vincent Lampron sont les seuls arrières gauchers dans l'alignement.

« Mon top 4 est seulement composé de droitiers », note Stéphane Julien.

L'entraîneur sherbrookois s'attend entre autres à une meilleure efficacité défensive de la part de Thomas Grégoire et un peu plus de constance de la part d'Alexander Krief :

« Mon défenseur le plus constant est notre vétéran Julien Bahl. J'aimerais que tous les autres défenseurs soient un peu plus assidus, comme lui. »

Des voyages éreintants

L'Abitibi n'a jamais été un endroit où le Phoenix collectionne les points. Et même si les Foreurs ont échangé des joueurs importants lors de la dernière période de transactions, le Phoenix refuse de croire que ce voyage sera facile. Bien au contraire.

Les Huskies comptent tout de même sur deux membres d'Équipe Canada junior : Philippe Myers, qui ratera toutefois un autre match à cause d'une commotion cérébrale, et Jérémy Lauzon.

« J'ai regardé la dernière partie des Huskies contre Gatineau et ils possèdent encore une excellente offensive, soutient le pilote sherbrookois. L'équipe est bien rodée. On affrontera une équipe qui est à maturité, surtout à l'attaque. »

« Rouyn-Noranda n'est vraiment pas une ville où c'est facile de gagner. »

De là vient la nécessité de resserrer la défensive.

« On a accordé beaucoup trop de chances de marquer aux Olympiques mercredi, estime Julien. Pas parce que notre système est mauvais. Seulement parce que les gars ont commis de nombreuses erreurs individuelles. Il faudra les limiter si notre équipe souhaite monter au classement et se donner une chance d'avoir du succès en séries. »

Et qu'en est-il des Foreurs?

« Ils possèdent moins d'éléments dangereux entre autres depuis la transaction de Julien Gauthier, mais ils constituent encore un bon défi. Un voyage en Abitibi demeure très exigeant. Ces parties sur la route lors des longs voyages demandent plus d'endurance, de concentration et de préparation. »

Voilà pourquoi la partie de samedi demeure la plus importante aux yeux de l'instructeur :

« On n'a pas fini de parler de parties de quatre points et celle contre les Foreurs en est une, comme l'était notre rencontre face aux Olympiques. Chaque point est important, si l'on en laisse trop derrière nous, au lieu de terminer au 13e rang, on pourrait occuper le 16e et ainsi affronter une équipe encore plus redoutable lors des séries éliminatoires. On doit donc gagner nos rencontres contre des équipes comme Val-d'Or. »

Evan Fitzpatrick sera le gardien partant vendredi et samedi lors des deux parties en Abitibi.

« Rouyn-Noranda n'est vraiment pas une ville où c'est facile de gagner. Les Foreurs possèdent quant à eux moins d'éléments dangereux, entre autres depuis la transaction de Julien Gauthier, mais ils constituent encore un bon défi. Un voyage en Abitibi demeure très exigeant. Ces parties sur la route lors des longs voyages demandent plus d'endurance, de concentration et de préparation », avance Stéphane Julien.

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