Déplumé contre des Huskies affamés

L'intensité a manqué du côté du Phoenix afin... (Spectre Média, Marie-Lou Béland)

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L'intensité a manqué du côté du Phoenix afin de lui permettre de rivaliser avec la Meute du Sherbrookois Gabriel Fontaine vendredi.

Spectre Média, Marie-Lou Béland

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(Sherbrooke) Le Phoenix souhaitait offrir un dernier cadeau à ses partisans avant le congé de Noël. Mais les Huskies de Rouyn-Noranda ont montré les crocs vendredi pour ainsi déplumer les Oiseaux par la marque de 4 à 0.

Une couverture défensive peu efficace, des buts accordés en fin de période et un manque flagrant d'intensité. Le Phoenix n'a rien fait pour vaincre les champions en titre de la coupe du Président.

« Les buts en fin de période ont fait mal, mais je pense surtout que notre groupe n'a pas compétitionné ce soir en étant entre autres souvent deuxième sur la rondelle, estime l'entraîneur Stéphane Julien. C'était très difficile pour mes défenseurs et on a patiné après la rondelle durant toute la partie sans pouvoir y toucher. On n'était vraiment pas dedans. »

Malgré le retour au jeu du gardien partant Evan Fitzpatrick, le Phoenix n'a pas été en mesure de contenir l'offensive de la Meute.

« Evan a réalisé de bons arrêts en première période et puis après une longue absence, je trouve qu'il a été quand même solide », considère Julien.

« Je voulais revenir au jeu le plus rapidement possible, admet le portier. J'avais hâte de jouer après avoir connu une bonne semaine d'entraînement. Ce n'était pas une mauvaise partie pour ma part. Je me sentais bien. J'espérais me faire frapper par la rondelle rapidement afin de me sentir à l'aise et c'est ce qui est arrivé. On sera meilleurs demain. »

« Evan a fait un bon travail et notre mauvaise couverture défensive a été coûteuse, a laissé savoir le capitaine Carl Neill. On était contents de revoir notre gardien partant même si William Giroux (NDLR: qui sera d'office samedi) a fait un excellent travail. »

Malgré tout, Fitzpatrick admet qu'il n'était pas au sommet de sa forme :

« Je me sentais un peu fatigué. Avec ma commotion, je devais rester plus tranquille. Le pointage n'est pas celui que j'aurais espéré, mais l'important, c'est que je me suis présenté en confiance devant le filet ce soir. »

Fitzpatrick seul contre tous

La plupart du temps, le cerbère a été laissé à lui-même vendredi. Rien pour aider, Fitzpatrick semblait avoir perdu le contrôle de ses retours.

Peter Abbandonato a été le premier à marquer en profitant d'un tir-passe de Samuel Naud pour rediriger la rondelle derrière le portier du Phoenix alors qu'il ne restait que dix secondes à jouer à la période.

Zachary Lauzon a ensuite profité d'un long retour accordé par Fitzpatrick pour mener la marque à 2-0. Sur un autre retour de lancer, Abbandonnato a compté son deuxième du match à 13 secondes de la fin du deuxième tiers.

Evan MacKinnon a finalement profité des largesses en défensive pour faire 4-0 Rouyn au dernier vingt.

« Les Huskies forment une excellente équipe, neuf joueurs étaient absents de notre côté, mais ce que je n'ai vraiment pas apprécié, c'est le niveau d'intensité de mes gars. J'ai été obligé de changer mes trios durant tout le match pour trouver un certain momentum », a précisé Julien.

« On aurait dû jouer avec plus de hargne, a confié Carl Neill, qui est d'ailleurs le sujet de plusieurs rumeurs de transaction tout comme Chase Harwell. Quand on colle quelques victoires de suite, on sort à plat et on ne se fait pas battre par l'adversaire. Notre club se bat lui-même. Comme si après avoir perdu trois parties de suite, on se donnait le droit d'en perdre trois. Ça doit arrêter. Les gars doivent être plus constants et moins individualistes. »

Un match de quatre points

Les membres du Phoenix tenteront de retourner dans leur famille pour Noël avec l'esprit tranquille en obtenant la victoire samedi après-midi à Gatineau.

« On ne s'est tellement pas présentés que l'on aurait perdu peu importe l'adversaire. On lançait la rondelle n'importe où et demain (samedi), il ne faudra pas laisser jouer les Olympiques comme on l'a fait ce soir contre les Huskies, sinon on ne gagnera pas ce match », résume le Sherbrookois Thomas Grégoire.

Les Olympiques ne se trouvent qu'à deux points du Phoenix, qui repose présentement à l'avant-dernier rang du classement général.

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