Une défaite causée par l'égoïsme

Le gardien du Phoenix Evan Fitzpatrick n'a pas... (Spectre média, Julien Chamberland)

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Le gardien du Phoenix Evan Fitzpatrick n'a pas connu sa meilleure sortie en accordant six buts sur 29 lancers.

Spectre média, Julien Chamberland

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(Sherbrooke) Stéphane Julien n'avait jamais vu sa troupe agir de cette façon depuis le début de la campagne. Samedi au Palais des sports, le Phoenix a connu l'un de ses pires débuts de match de la saison. Et même s'il a comblé un retard de trois buts en marquant quatre fois de suite, le Phoenix a vu la victoire lui glisser entre les doigts à cause de l'égoïsme. Les Voltigeurs ont ainsi battu les Sherbrookois par la marque de 6 à 5.

« On a pris des décisions égoïstes dans notre zone et malgré notre remontée, on n'a pas pu maintenir la cadence. Entre la première et la deuxième période, j'ai modifié les trios et j'ai demandé aux gars de se parler entre eux pour faire virer le vent de bord », souligne le pilote sherbrookois.

Joey Ratelle a mené les Drummondvillois vers un gain important contre un rival au classement grâce à un tour du chapeau. Pour sa part, le gardien sherbrookois Evan Fitzpatrick n'a pas connu une belle journée au travail en accordant six buts sur 29 lancers. La séquence positive de cinq victoires de suite à domicile a pris fin abruptement.

« Ce fut un match très difficile pour nous, avoue Stéphane Julien. Mes joueurs semblaient avoir les jambes lourdes et ce n'était vraiment pas le meilleur match de mes défenseurs aujourd'hui. Même s'il s'agissait d'une deuxième partie en moins de 24 heures, on ne peut pas prendre ça comme excuse. La preuve, on a dominé en deuxième période et durant un bon moment au dernier vingt. »

« On n'est pas du tout restés dans notre structure de jeu en début de match, a constaté le défenseur Thomas Grégoire, qui a terminé la rencontre avec un différentiel de -5. Défensivement, on partait avant même d'avoir la rondelle. L'exécution était mauvaise, on courait partout. C'était l'une de nos pires périodes cette saison. »

« On a joué un bon 35 minutes, souligne le capitaine Carl Neill, qui a été le meilleur membre de la brigade défensive des Oiseaux. La première période était affreuse. On faisait trop d'erreurs individuelles et on manquait de concentration. On est en forme, on a peut-être joué deux matchs en deux jours, mais nos erreurs n'avaient aucun lien avec la fatigue. »

Jouer plus simplement

La deuxième période a été l'affaire du Phoenix, qui a marqué deux buts grâce au bon travail de Félix Robert en avantage numérique et de Carl Neill.

Jason Imbeault et Hugo Roy ont permis à leur club de prendre les devants tôt en troisième période, mais les Voltigeurs n'ont jamais lâché.

« C'était le bordel en fin de partie. On ne doit jamais laisser le meilleur joueur adverse atteindre la zone payante aussi facilement », estime Neill.

« Quand c'est 4 à 4, on se doit de jouer plus simplement et c'est dommage parce que ce n'est pas ce que nous avons fait. »

« Je ne suis pas content, le niveau d'effort et de compétition n'était pas là », résume Stéphane Julien.

Avec cette défaite, les Oiseaux glissent au 15e rang et les Voltigeurs ont atteint le 13e échelon en ayant un point de plus en banque que le Phoenix.

Les Sherbrookois reprennent la route lundi afin de disputer deux parties en Abitibi, mardi à Val-d'Or contre les Foreurs et mercredi à Rouyn-Noranda face aux Huskies.

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