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Les recommandations de Ray Lalonde

Depuis la naissance du Phoenix de Sherbrooke, les... (Phoenix de Sherbrooke, Vincent Lévesque-Rousseau)

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Depuis la naissance du Phoenix de Sherbrooke, les assistances sont à la baisse au Palais de sports, mais l'organisation espère encore une hausse, sinon une meilleure stabilité aux guichets.

Phoenix de Sherbrooke, Vincent Lévesque-Rousseau

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(Sherbrooke) Après avoir refaçonné l'image du Canadien de Montréal dans ses moments plus sombres, l'ancien responsable du marketing du Tricolore et ex-président des Alouettes Ray Lalonde a remis un rapport à chacune des 18 organisations de la LHJMQ, dont au Phoenix, afin de les aider à augmenter leurs revenus et redresser les assistances.

Sylvie Fortier, directrice des opérations du Phoenix.... (Archives, La Tribune) - image 1.0

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Sylvie Fortier, directrice des opérations du Phoenix.

Archives, La Tribune

En exclusivité, le quotidien La Tribune a pu jeter un coup d'oeil à ce document d'une vingtaine de pages dans lequel Ray Lalonde se montre plutôt positif tout en suggérant de nombreuses solutions question de remplir davantage les coffres.

« Pour nous, Ray Lalonde représente une sommité dans le monde du sport et son rapport est très important, indique le directeur des communications de la LHJMQ, Photi Sotiropoulos. Il a mis de l'avant certains faits que nous ne pouvons pas nier, comme la baisse des assistances. Grâce à certaines recommandations qui ont déjà été appliquées, on constate que le rapport porte déjà ses fruits en ce qui concerne les assistances. »

« À Sherbrooke, on était heureux de lire le rapport parce qu'il n'y a pas une grosse marge entre ce que nous faisons déjà et ce qui est recommandé de faire », note pour sa part la directrice des opérations du Phoenix, Sylvie Fortier.

Le but principal? Transformer une simple partie de hockey en happening sportif afin de plaire à tous.

« On doit faire vivre une expérience client aux spectateurs. À la base, les gens viennent ici pour le hockey, mais on doit aussi attirer ceux qui ne sont pas nécessairement fanatiques de hockey et peu importe le résultat sur la glace, les amateurs doivent quitter le Palais des sports en étant heureux d'être venus grâce à l'animation, les concours, les jeux, etc. », explique Mme Fortier.

Une série de conseils

Voici les différents conseils émis par Ray Lalonde : proposer des forfaits de groupe, alimenter davantage les réseaux sociaux, vendre plus de billets de saison et tout faire pour redevenir le centre d'attraction sportif de la région.

Le Phoenix s'est aussi donné comme mandat de rayonner partout en Estrie.

« En misant sur des joueurs locaux, on réussit à augmenter le sentiment d'appartenance de la population envers notre équipe. En ayant par exemple Hugo Roy dans l'alignement, cela nous force à aller à Cookshire-Eaton pour proposer des forfaits de groupe. On met aussi en valeur nos joueurs locaux comme Thomas Grégoire et Kevin Gilbert. »

Vous l'aurez peut-être remarqué, le Phoenix est partout cette année.

« Avec tout ce que l'on fait comme implication, on croit que la foule sera plus intéressante après les Fêtes. Il n'y a rien d'alarmant pour l'instant et on a confiance. Si ça se maintient, je serai toutefois déçue... », admet Sylvie Fortier.

Des points positifs

De nombreux éléments ont impressionné Ray Lalonde lors de son passage au Palais.

« Notre amphithéâtre a été très apprécié par Ray Lalonde. Notre écran géant lui a plu, la qualité de nos publicités aussi et notre boutique. Tout cela augmente notre crédibilité et notre notoriété auprès des commanditaires », avance Sylvie Fortier.

Les promotions diverses et l'animation professionnelle ont aussi été mentionnées. Ray Lalonde a également fait du logo du Phoenix un exemple.

« Il l'a présenté comme un modèle aux autres organisations lors des Assises 2016 à Charlottetown. Notre site Internet a finalement été très aimé. »

Une foule en chute libre

Lors de la première saison du Phoenix en 2012-2013, 3186 spectateurs assistaient en moyenne aux matchs. Ce nombre n'a fait que baisser par la suite : 2721 en 2013-2014 et en 2016-2017, 2076 jusqu'à présent.

« C'était à prévoir, estime Mme Fortier. La première année, les gens voulaient découvrir ce qu'était le Phoenix et voir le nouveau Palais. Par la suite, ils ont été patients. Notre équipe n'a pas connu le succès espéré l'an dernier, mais on est revenus avec le slogan ''Le Phoenix, j'y crois'' et on invite les gens à continuer de venir au Palais des sports, parce que les jeunes ont besoin de leur appui. »

« On a déjà suivi certaines recommandations et tenté de nouvelles expériences comme le fait de retarder le début de saison de deux semaines pour permettre aux joueurs invités dans les camps professionnels de revenir avant le début de saison, affirme Photi Sotiropoulos. Les amateurs ont aimé assister aux matchs inauguraux en voyant le vrai alignement sur la glace. Les foules étaient meilleures notamment grâce à cette initiative, qui sera d'ailleurs répétée. »

Et le meilleur argument de vente pour le Phoenix? La victoire.

« Notre équipe est jeune, on n'a pas beaucoup d'histoire et on la construit de saison en saison. Il y a 18 équipes dans la LHJMQ et il n'y en a qu'une seule qui gagne la Coupe du Président à la fin de l'année », conclut Sylvie Fortier, tout en mentionnant que la direction aimerait appliquer toutes les recommandations de Ray Lalonde d'ici deux ans.

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