Un autre gain, mais pas le plus beau

Brock Mcloed a profité de la rencontre de... (Spectre Média, Marie-Lou Béland)

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Brock Mcloed a profité de la rencontre de dimanche pour inscrire son premier but en carrière dans la LHJMQ après avoir soigné une mononucléose.

Spectre Média, Marie-Lou Béland

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(Sherbrooke) Le Phoenix a gagné une quatrième partie en autant de sorties. Grâce à ce gain de 4 à 3 en prolongation, les Sherbrookois se retrouvent au neuvième rang du classement général. Ce qui n'a toutefois pas empêché le pilote des Oiseaux de montrer son mécontentement.

« Aujourd'hui, ce n'était pas beau à voir, a admis l'entraîneur Stéphane Julien dimanche après-midi au Palais des sports peu de temps après la victoire contre l'Océanic de Rimouski. Je ne suis pas super content ce soir pour être franc. »

Après avoir pris une avance de trois buts lors de la période initiale grâce à Julien Pelletier, Brock McLeod et Patrice Demuy, le Phoenix s'est assis sur son avance en laissant l'Océanic marquer un but en deuxième période, l'oeuvre de Louis-Philippe Denis, pour finalement voir Tyler Boland compter au troisième tiers et Samuel Laberge niveler la marque avec 40 secondes à jouer dans le match.

« La partie a bien commencé pour nous, fait remarquer Stéphane Julien. Après, on se prenait pour les champions de la ligue. Une chance que notre gardien était là. Fitzpatrick a connu une partie exceptionnelle. »

« Tout le monde le sait que nous avons été chanceux de gagner cette rencontre parce que ce n'était vraiment pas notre meilleure, a confié Hugo Roy, l'auteur du but gagnant en prolongation. On devra revenir à nos bonnes habitudes dans les Maritimes en nous regroupant. Ces quatre victoires font du bien et c'est positif à la veille d'un long voyage. On est en confiance. »

« Mes joueurs n'ont pas si mal joué en première période, mais entre la 5e et la 8e minute, ils ont accordé trois buts, a avancé le pilote de l'Océanic, Serge Beausoleil. On n'a pas arrêté de travailler même s'il s'agissait de notre quatrième match en cinq jours. On a effectué quelques erreurs et notre gardien n'est pas du tout à blâmer. Normalement on est solides en prolongation et là, c'est la première fois que notre club s'incline en surtemps. »

« On a tous perdu notre concentration après une période, fait remarquer de son côté Marek Zachar. On se croyait meilleurs que ce que nous sommes vraiment. »

Le Phoenix compte bien en tirer une leçon.

« Notre équipe est jeune et quand les recrues voient les vétérans faire des choses inutiles, elles se le permettent aussi. On apprend de ces soirées-là. Dans les dernières années, on ne repartait pas avec les deux points après ce genre de mauvais match. Cette fois, on a trouvé le moyen de gagner quand même. »

Encore Hugo Roy

Même s'il n'a pas disputé sa meilleure partie de la saison, Hugo Roy a une fois de plus été le héros du match, comme vendredi lorsqu'il a marqué les deux derniers buts des siens pour ainsi vaincre l'Armada de Blainville-Boisbriand.

« Je vais répéter ce que je dis souvent sur Hugo Roy : il est le joueur parfait aux yeux d'un entraîneur, estime Stéphane Julien. Il n'y a pas un meilleur modèle que lui au sein de notre équipe. Quand j'ai reçu une équipe atome à l'entraînement samedi (NDLR : voir autre texte), on a fait une séance vidéo ensemble et je ne faisais que montrer les séquences de Roy pour que les jeunes puissent voir c'est quoi un joueur qui travaille fort et ce que ça prend pour devenir un bon joueur de hockey. »

« C'est flatteur, a répondu Roy. Je travaille fort chaque jour et je vais continuer de faire les choses qui me permettent de connaître du succès. »

Atteint d'une mononucléose, Brock McLeod avait lui aussi de quoi célébrer à la fin de la partie.

« Le sentiment était spécial, a admis celui qui a marqué son premier but en carrière dans la LHJMQ. J'ai célébré mon but en grand! Je me sens de plus en plus confortable, mais c'est un long processus. »

De joueurs fatigués

Plus la partie avançait, plus on devinait que les deux formations devaient se battre malgré la fatigue ressentie.

« J'ai observé beaucoup de fatigue chez mes joueurs, a précisé Serge Beausoleil. Surtout chez mon as défenseur Simon Bourque qui se trouvait sur la patinoire lors des trois buts accordés. »

« J'aimerais ça donner comme excuse que mes gars étaient fatigués, résume pour sa part Stéphane Julien, mais l'Océanic a joué trois parties en autant de soirs... »

Les Sherbrookois prendront la direction des Maritimes mercredi afin de disputer trois rencontres en trois jours jeudi à Charlottetown, vendredi à Halifax et samedi à St. John.

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