La fête gâchée

Trois buts marqués en l'espace de huit minutes... (Spectre Média, Maxime Picard)

Agrandir

Trois buts marqués en l'espace de huit minutes par la Meute ont suffi pour faire tourner le vent de bord dans l'amphithéâtre sherbrookois. Une séquence qui a anéanti toutes les chances du Phoenix de revenir dans la partie.

Spectre Média, Maxime Picard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) L'ambiance était survoltée dans le Palais des sports vendredi soir quelques minutes avant le début de la partie inaugurale du Phoenix. Mais après avoir pris l'avance 1-0 en première période, les Oiseaux ont connu un début de deuxième vingt atroce pour ainsi voir les Huskies de Rouyn-Noranda gâcher la fête en l'emportant 5 à 2.

Après s'être buté aux champions en titre de... (Spectre Média, Maxime Picard) - image 1.0

Agrandir

Après s'être buté aux champions en titre de la LHJMQ, le Phoenix aura un autre défi de taille dimanche, alors qu'il affrontera les puissants Cataractes de Shawinigan.

Spectre Média, Maxime Picard

Trois buts marqués en l'espace de huit minutes par la Meute ont suffi pour faire tourner le vent de bord dans l'amphithéâtre sherbrookois. Une séquence qui a anéanti toutes les chances du Phoenix de revenir dans la partie.

« On a joué la moitié du match ce soir, constate l'entraîneur Stéphane Julien. Les erreurs ont été fatales. Je ne pense pas que les gars aient fourni l'effort durant 60 minutes. C'est cliché, mais c'est vrai. Pourtant, on a super bien joué en première période. On avait donné trois lancers et il restait cinq minutes. C'est le début du deuxième tiers qui a été catastrophique en terme d'énergie déployée. »

Le capitaine Carl Neill a donné l'avance aux siens avec un tir de loin qui a battu la vigilance de Samuel Harvey.

Antoine Waked et Martins Dzierkals ont répliqué par la suite pour les visiteurs.

Stéphane Julien n'a d'ailleurs pas semblé aimer l'arbitrage à certains moments :

« La punition décernée qui a entraîné le deuxième but était discutable et cela a changé l'allure du match. »

Comble de malheur, Anderson Macdonald aurait pu remettre les compteurs à zéro peu après le second but de la Meute, mais la recrue a raté un filet complètement ouvert, lui qui était posté à dix pieds de la cage adverse. La rondelle a terminé sa route dans les gradins...

« Je suis certain que s'il essayait de le refaire 100 fois, il raterait son coup chaque fois. La rondelle a par contre rebondi à la dernière seconde devant sa palette », estime l'entraîneur.

Anderson impressionne

Quelques minutes après le deuxième filet de la rencontre de Dzierkals, MacDonald s'est racheté en ajoutant un deuxième point au tableau pour le Phoenix. Le jeune de 16 ans a ainsi marqué son quatrième but en trois matchs et avoue avoir commencé la partie gonflé à bloc.

« Le sentiment était spécial. On sentait la foule qui était derrière nous. On avait beaucoup d'énergie. On a d'ailleurs pris les devants, mais on s'est effondrés. »

« Anderson Macdonald trouve le fond du filet depuis le début de la saison. Une chance qu'il performe bien, parce qu'on aurait de la difficulté à créer de l'offensive », admet le pilote du Phoenix.

En troisième période, Félix Bibeau et Mathieu Boucher ont cloué le cercueil du Phoenix, ce qui a vidé soudainement le Palais des sports.

« On veut se donner une identité d'équipe qui travaille et on a arrêté de travailler pour une raison inconnue et les jeux devenaient plus difficiles à exécuter, observe Thomas Grégoire. On ne peut pas faire ça contre une équipe championne. Elle va en profiter. »

« Quand ça se met à mal aller, on arrête de jouer et on manque de concentration. Il faudra arrêter de faire ça rapidement », croit Julien Bahl.

Aux suivants

Les puissants Cataractes de Shawinigan visiteront le Phoenix dimanche après-midi à 15 h à l'occasion de la seconde partie du week-end d'ouverture.

« Dimanche, j'aimerais voir mes joueurs être moins frustrés si ça ne se passe pas comme ils le souhaitent. Après 40 minutes, c'était juste 3 à 2. Un but en partant la troisième aurait pu tout changer. Rien n'était terminé. On n'aurait pas dû perdre le rythme de cette façon », clame Stéphane Julien.

« On a une jeune équipe et les recrues ont compris que dans la LHJMQ, il faut travailler sans relâche pour gagner. Personne n'a joué pendant 60 minutes et on devra apprendre de nos erreurs. La constance sera importante contre Shawinigan », lance Thomas Grégoire.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer