Les recrues s'affirment à Rouyn

Anderson MacDonald et Justin Blanchette ont été brillants... (La Tribune, Jérôme Gaudreau)

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Anderson MacDonald et Justin Blanchette ont été brillants dans la victoire du Phoenix à Rouyn-Noranda, une première depuis un peu moins de trois ans.

La Tribune, Jérôme Gaudreau

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(Sherbrooke) Le Phoenix n'avait pas gagné à Rouyn-Noranda depuis le 2 février 2013. Et c'est grâce aux recrues que les Sherbrookois ont mis fin à leur mauvaise séquence en triomphant par la marque de 4 à 3 en fusillade contre les champions en titre.

L'Abitibi a rarement souri au Phoenix dans le passé. Mais les hommes de Stéphane Julien n'ont pas perdu de temps avant de faire oublier leurs insuccès des dernières saisons. Vendredi soir, à la première partie de la saison des Oiseaux, la relève a pris les choses en main.

«Cette victoire sera très bénéfique pour la confiance et l'esprit d'équipe», a confié l'entraîneur Stéphane Julien.

Le gardien de 16 ans Justin Blanchette s'est dressé tel un mur devant les attaques répétées de la Meute lors de la période 1 et 2, empochant ainsi la victoire à sa première sortie dans la LHJMQ.

«Je suis très fier de mes gars, a lancé un Stéphane Julien tout souriant. Je suis heureux pour Justin Blanchette, qui a effectué de beaux arrêts dès les premiers instants. Pour une recrue, il est resté vraiment solide jusqu'à la fusillade.»

Un match de rêve pour MacDonald

C'était aussi jour de première pour la recrue Anderson MacDonald, qui a compté le deuxième but du Phoenix peu après une spectaculaire pièce de jeu de Patrice Demuy, qui a aussi brisé la glace dans son nouvel uniforme en inscrivant les siens à la marque.

«Les jeunes ont bien joué et Patrice n'a pas eu beaucoup de temps de glace et a tout de même compté à sa première présence!» a souligné le pilote du Phoenix.

«C'est tout un feeling de marquer à sa première partie, admet MacDonald. Thomas Grégoire a réalisé un bon tir et je n'ai fait que dévier la rondelle.»

La réplique est venue en deuxième période de la palette de Mathieu Boucher. Le vétéran Chase Harwell a toutefois redonné une avance de deux buts aux siens.

Boucher, encore lui, a permis à son équipe de revenir dans la partie en troisième période en marquant son deuxième du match.

Dominant totalement l'adversaire en fin de match, les Huskies ont surpris le Phoenix en marquant dans les dernières minutes du match pour ainsi forcer la tenue d'une prolongation, qui n'a pas fait de maître.

«On a un peu paniqué en troisième période, a observé le pilote sherbrookois. Tout le monde essayait d'en faire trop. C'est normal de vouloir tuer le temps, mais on a failli rater notre coup et on doit prendre ça comme un apprentissage.»

«Entre la deuxième et la troisième période, je me disais que je ne pouvais pas l'échapper, a affirmé le gardien recrue. Les Huskies ont marqué deux buts en troisième et avant la période de prolongation, j'étais tellement nerveux. Je me suis concentré sur ces cinq dernières minutes avec l'intention de garder le fort. Puis juste avant la fusillade, j'avais des papillons partout dans le corps. Soudainement, le stress s'est transformé en fun

Lors des tirs de barrage, les recrues ont une fois de plus impressionné. Blanchette a été parfait et Stéphane Julien n'a jamais hésité à envoyer deux recrues en fusillade, Anderson MacDonald et Yaroslav Alexeyev, qui ont déjoué tour à tour Samuel Harvey.

«En fusillade, je crois avoir vécu les plus belles émotions de ma carrière chez les juniors!» a ensuite lancé en riant MacDonald, bien conscient qu'il n'a joué qu'une seule partie dans la LHJMQ.

«On avait beaucoup de choses à prouver et malgré tout, on a envoyé deux recrues en fusillade. Ils sont remplis de talent et on ne pouvait pas faire autrement que gagner une fois rendu là!» termine Blanchette.

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