La fin de la malédiction en Abitibi?

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« Le voyage est long puis la surface de la patinoire n'est pas conventionnelle », mentionne Chase Harwell pour expliquer les difficultés du Phoenix contre les Huskies, à Rouyn-Noranda.

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(Sherbrooke) Le Phoenix n'a jamais connu beaucoup de succès en Abitibi. La saison dernière, les Sherbrookois n'ont pas été en mesure de gagner une seule partie à Rouyn-Noranda ou à Val-d'Or. Voilà pourquoi le Phoenix tentera de mettre fin dès ce week-end à cette malédiction lors du traditionnel voyage de début de campagne en Abitibi.

Pour l'entraîneur des Oiseaux, pas question d'attendre trop longtemps avant de goûter enfin à la victoire contre les Huskies ou les Foreurs. Les hommes de Stéphane Julien tiennent à commencer la saison sur une bonne note en affrontant la Meute vendredi.

« Ça va s'arrêter cette année! » lance Olivier Schingh-Gomez concernant la mauvaise séquence de sa nouvelle équipe.

« Dans les quatre dernières années, le Phoenix a rarement gagné en Abitibi, confirme l'entraîneur Stéphane Julien. La meilleure chose qui pourrait nous arriver, c'est de gagner les deux matchs du week-end. »

Or, les statistiques antérieures ne semblent pas du tout déranger les hockeyeurs sherbrookois.

« On a beaucoup de nouveaux joueurs et je n'ai entendu personne parler de nos difficultés du passé en Abitibi. On forme une nouvelle équipe et les Huskies et les Foreurs n'ont pas non plus le même club. On veut partir l'année du bon pied », soutient le pilote sherbrookois.

« Ce serait une erreur de nous fier sur les dernières années, endosse Julien Bahl. Beaucoup de choses ont changé depuis. C'est toutefois vrai que les voyages en Abitibi ne sont jamais faciles. »

Mais pourquoi ce périple est-il si ardu?

« Le voyage est long puis la surface de la patinoire n'est pas conventionnelle, renchérit le vétéran Chase Harwell. Voilà pourquoi ce sera important de connaître un bon entraînement matinal vendredi afin de se dégourdir et de s'habituer à la petite patinoire. »

Le mot d'ordre est d'ailleurs lancé :

« Il faut bien jouer surtout lors des dix premières minutes à Rouyn, affirme Stéphane Julien. Avec la plus petite glace, nos gars ne semblent pas tout à fait à l'aise avec leurs points de repère et ont tendance à vouloir trop en faire physiquement. »

Moins redoutables

Les Huskies et les Foreurs ont perdu d'importants éléments depuis la dernière campagne. Puis de nombreux joueurs des deux formations manquent à l'appel à cause des camps professionnels ou des blessures.

On pense entre autres à Jérémy Lauzon, Philippe Myers, Alexandre Fortin, Jean-Christophe Beaudin, Martins Dzierkals et Gabriel Fontaine des Huskies qui prennent part à leur camp respectif dans la LNH et à Jacob Neveu et Johnatan Legault, qui se retrouvent sur la liste des blessés.

L'absence de Julien Gauthier se fera également sentir à Val-d'Or samedi soir.

« Comme on l'a vu la semaine dernière, on peut rivaliser contre les Huskies », prétend Bahl après avoir vu son équipe dominer au chapitre des tirs au but malgré l'écrasante défaite de 7 à 1 survenue lors du dernier match préparatoire.

« Si on a une chance de ramener quatre points d'un voyage en Abitibi, c'est ce week-end, annonce Stéphane Julien. Les Huskies vont avoir joué la veille en match d'ouverture et ils seront un peu fatigués. On devra donc profiter de la situation. »

Notons que Kevin Gilbert effectuera un retour au jeu après avoir raté les dernières parties hors-concours en raison d'une blessure au bras.

Justin Blanchette sera le gardien partant du Phoenix avec l'absence du numéro 1 Evan Fitzpatrick, qui se trouve présentement avec les Blues de Saint-Louis.

Par ailleurs, le Phoenix a nommé ses deux nouveaux assistants-capitaine qui se joindront à Chase Harwell pour appuyer Carl Neill dans son rôle de leader. Olivier Schingh-Gomez et Julien Pelletier porteront ainsi la lettre A sur leur uniforme, eux qui ont été élus par leurs coéquipiers.

Il reste à voir si le Phoenix devra nommer un nouveau capitaine puisque Neill participe toujours au camp des Canucks de Vancouver.

« Je voulais choisir les nouveaux assistants au départ, admet Stéphane Julien. J'avais quatre ou cinq noms en tête et finalement on a décidé de faire voter les joueurs. Ce sont eux qui connaissent le mieux l'ambiance dans le vestiaire. Le vote était serré, mais Gomez et Pelletier avaient une certaine avance. Gomez s'est rapidement intégré et est excellent avec les jeunes. Pelletier a une belle attitude et travaille très fort. »

D'ailleurs, reste à voir si le Phoenix devra nommer un nouveau capitaine puisque Neill participe toujours au camp des Canucks de Vancouver.

« On lui souhaite de rester dans cette organisation et de jouer dans la Ligue américaine pour commencer. Mais on aimerait évidemment le revoir et il y a de bonnes chances qu'il revienne avec nous », précise Julien.

Les joueurs estriens du Phoenix Kevin Gilbert, Hugo... (Spectre Média, André Vuillemin) - image 2.0

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Les joueurs estriens du Phoenix Kevin Gilbert, Hugo Roy et Thomas Grégoire estiment que la présence de joueurs locaux au sein d'une équipe de la LHJMQ ne peut être que bénéfique pour l'organisation.

Spectre Média, André Vuillemin

Les joueurs locaux parmi les têtes d'affiche

Avec le départ de Daniel Audette et Jérémy Roy, le Phoenix a perdu ses deux principales têtes d'affiche. Mais l'ascension rapide du gardien Evan Fitzpatrick, tout comme l'émergence des joueurs de la région, forment de nouveaux arguments pour attirer la population sherbrookoise au Palais des sports.

Repêché en deuxième ronde par les Blues de Saint-Louis au dernier repêchage de la LNH, Evan Fitzpatrick est soudainement devenu le joueur le plus intéressant à suivre chez le Phoenix. Mais l'organisation tient aussi à offrir une place importante aux joueurs locaux dans la promotion des activités.

« En ayant de bons joueurs qui proviennent de la région comme Kevin Gilbert, Hugo Roy et Thomas Grégoire, ça nous permet évidemment de remplir un peu plus l'aréna, convient l'entraîneur Stéphane Julien. Leurs proches et leurs amis les supportent. Sur la glace, Hugo est comme un train, Kevin se donne à fond et Thomas est un passionné. Ils représentent bien les valeurs du club et les spectateurs les apprécient. »

Selon les trois Estriens, il s'agit bien sûr d'un avantage de jouer dans sa ville.

« On veut toujours impressionner nos proches qui assistent à la rencontre », soutient Kevin Gilbert.

« Je viens d'ici et j'ai appris à jouer au hockey dans les rues de Sherbrooke, rappelle Thomas Grégoire. Mes amis et toute ma famille viennent me voir jouer. En alignant des joueurs de la place, l'organisation peut créer un engouement autour du hockey junior. »

Mais leur présence va au-delà du volet marketing.

« Je me sers de mon statut de joueur local pour me motiver, avance Hugo Roy. Ce n'est pas une pression supplémentaire. Je veux montrer à tout le monde que les joueurs d'ici savent jouer au hockey. Je suis plus attaché au Phoenix parce que c'est notre club de hockey junior de la région. Mes racines sont de la région et je suis fier de représenter le Phoenix. Mon sentiment d'appartenance était déjà présent à mon arrivée avec l'équipe. Disons que je n'ai pas eu à le développer. »

« Il y a aussi le fait que l'on se connaît bien sur la patinoire, poursuit Kevin Gilbert. D'ailleurs, Hugo Roy et moi, on joue ensemble depuis l'atome ou le pee-wee. On se voit bien sur la glace et on se repère bien. »

Ce dernier n'a d'ailleurs pas du tout apprécié la dernière saison disputée devant ses partisans.

« On veut gagner, surtout dans notre ville parce que personnellement, j'étais déçu de voir qu'il y avait de moins en moins de monde dans les gradins à cause de notre mauvaise saison. Cette année, on travaillera encore plus fort afin que le Phoenix soit une équipe agréable à suivre. »

Une implication accrue

Étant présents cet été en région, Gilbert, Grégoire et Roy ont multiplié les heures de bénévolat afin de promouvoir les activités de l'organisation lors des différents événements, tout comme Julien Bahl qui était demeuré à Sherbrooke.

« Mais depuis le début du camp, tout le monde s'implique dans les activités avec la communauté », précise Hugo Roy.

« J'aime m'impliquer de cette façon, assure pour sa part Grégoire. Ça me permet de rencontrer les amateurs et de connaître leur opinion sur l'équipe. Cet été, j'ai d'ailleurs compris que les fans sont encore derrière nous et nous suivent de près. »

Le trio estrien a bien l'intention d'en faire encore plus afin que le Phoenix trouve le chemin de la victoire cette saison. Que ce soit sur la glace ou dans le vestiaire.

« En jouant en équipe et en étant unis, on ne sait jamais ce qui peut arriver. On peut seulement connaître davantage de succès », croit Grégoire.

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